Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Faouzi Abderrahmane a fermement réagi ce lundi 12 mars 2018 sur les ondes de Shems FM aux revendications de l’UGTT concernant la nécessité de procéder à un remaniement ministériel.
Pour le ministre, la question du remaniement ministériel ne rentre tout simplement pas dans le cadre des prérogatives de l’UGTT. La centrale syndicale « peut formuler un avis sur le sujet, mais c’est au chef du gouvernement de juger l’opportunité d’apporter des changements dans son équipe » estime Faouzi Abderrahmane.
Par ailleurs, le ministre admet que la situation économique de la Tunisie est difficile, mais considère d’un autre côté que le tableau n’est pas entièrement noir. Ainsi, Faouzi Abderrahmane a indiqué qu’il y a des choses qui avancent dans le pays, comme la hausse des exportations et l’augmentation attendue du taux de croissance (2,8% prévu fin 2018 contre 1,7% en 2017).
Le ministre de l’Emploi de la Formation professionnelle a aussi réitéré la volonté du gouvernement de combattre la corruption, qui fait figure, selon lui, de fléau qui touche tous les secteurs (administration, médias, justice, sécurité…) et qui coûte chaque année plusieurs points de PIB à l’économie tunisienne.
Evoquant enfin l’épineuse question de la privatisation des entreprises publiques déficitaires, Faouzi Abderrahmane a indiqué que seule la restructuration de ces entreprises constitue la solution pour combler ces déficits, rejoignant ainsi la position de l’UGTT sur cette question.
N.B.G










