Le militant des libertés numériques, co-fondateur du Parti pirate tunisien, Slim Amamou, a adressé ce lundi 16 avril 2018, une correspondance à la délégation régionale de l’éducation de l’Ariana pour dénoncer un enseignant ayant traité son fils de « mécréant ».
« L’enseignant de langue arabe, connu pour sa violence, avait traité mon fils de mécréant parce qu’il n’a pas répondu correctement à une question relative à l’éducation islamique, et ce, devant tous ses camarades », indique M. Amamou.
M. Amamou a rappelé que les accusations d’apostasie sont interdites par Constitution, soulignant qu’on n’aurait jamais imaginé qu’un enseignant traiterait son élève de mécréant.
Selon l’article 6 de la constitution tunisienne de 2014, « l’Etat garantit la liberté de croyance, de conscience et le libre exercice des cultes ». Il s’engage également à « diffuser les valeurs de modération et de tolérance, à protéger les sacrés et à interdire d’y porter atteinte, comme il s’engage à interdire les campagnes d’accusation d’apostasie et l’incitation à la haine et à la violence. Il s’engage également à s’y opposer ».
S.H











