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Une candidate d’Ennahdha, condamnée pour escroquerie à Doha

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    Une des candidates d’Ennahdha pour une municipalité de la banlieue sud de Tunis a été condamnée à Doha pour escroquerie. La dame, qui se présente aux élections sans voile et toute pimpante, a écopé de six mois de prison ferme le 30 mai 2017 par un tribunal de Doha, ainsi que son époux, de nationalité égyptienne.

    Le couple a créé une faculté à Doha la présentant comme étant une filiale d’une prestigieuse université de Manchester. Il promettait aux étudiants un diplôme international équivalant à celui de l’université britannique. Après avoir découvert la supercherie, certains de ces étudiants ont exigé le remboursement, mais ils n’ont rien eu.

    Pire, la Tunisienne (actuelle candidate d’Ennahdha) leur a monté un guet-apens en leur donnant un rendez-vous à l’université pour négocier avec eux, mais quand ils sont arrivés, elle a appelé la police en prétendant avoir été agressée.

     

    Cette plainte calomnieuse a été le point de départ pour la police qatarie pour découvrir la supercherie de Tunisienne et de son époux. Après une enquête poussée, il se trouve qu’elle a créé une société à Manchester (et non une faculté) pour quelque 200 livres sterling qui porte un nom similaire à celui de l’université.

    Traduits devant la justice, la Tunisienne et son époux ont fui le pays ce qui a fait que le jugement de six mois de prison ferme soit prononcé par contumace. Quant à l’institution, un tribunal qatari a ordonné sa fermeture depuis février 2017.

     

    L’histoire n’est pas finie, le couple est venu en Tunisie en 2015 et il a créé une académie en s’associant avec un Tunisien. Ce dernier s’est rapidement rendu compte qu’il faisait face à des escrocs et a demandé à quitter l’entreprise quelques mois après et à récupérer son investissement de quelque 130.000 dinars.

    Depuis, il n’a été remboursé que de la moitié en mai 2016. N’en pouvant plus, il a déposé plainte en octobre 2017 chez le procureur de la République près du Tribunal de Tunis (70-xxxx87/2017), mais il attend encore le démarrage de l’instruction. Il a également alerté des députés et des médias à qui il a fourni un dossier complet relatif à l’escroquerie.

     

    R.B.H

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