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Salah Belaïd : Le vandalisme contre la Transtu est prémédité !

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    Les agressions contre le transport public se sont multipliées depuis le début de ramadan. Les dégâts des attaques perpétrées contre la Société des transports de Tunis (Transtu) se chiffrent à environ 100.000 dinars pour les 8 premiers jours du mois de ramadan.

     

    Pour comprendre la situation et ce qui a été fait pour y remédier, le PDG de la Société des transports de Tunis, Salah Belaïd, a été l’invité de l\’émission La Matinale de Hamza Belloumi sur Shems Fm ce vendredi 25 mai 2018.

    A cet effet, M. Belaïd explique : «On avait un programme ambitieux pour permettre aux Tunisiens de sortir et de faire du shopping, lors des soirées de ce mois saint, tout en étant rassurés qu’ils trouveront un moyen de transport en rentrant chez eux. 116 wagons ont été mobilisés contre 112 hors ramadan pour le réseau ferroviaire de la société, avant que ces incidents surviennent 

     

    Le PDG s’est dit étonné par ces attaques survenues au début de ramadan et avait pensé qu’il s’agissait d’actes isolés. «La première soirée d’incidents, on avait pris la décision que chaque véhicule attaqué devait être mobilisé le temps que les forces de sécurité viennent sur place pour constater les dégâts. Après, on a coordonnée avec la direction de sûreté chargée des transports publics pour les districts de Tunis et Carthage et depuis lors les forces de sécurité ont pris les choses en main et entrepris plusieurs arrestations», a-t-il précisé.

     

    « Ces agressions qui surviennent dans la même tranche horaire, entre 21h30 et 23h30, de la même manière sur plusieurs lignes, ne peuvent être considérées comme des actes isolés, mais sont bel et bien des crimes organisés », a martelé Salah Belaïd. «Ce qui s’est passé sur la ligne TGM où des individus ont arrêté de force le train et l’ont submergé de jets de pierre, ce qui a poussé les passagers et les conducteurs à se jeter sur le plancher pour se protéger est grave !», a-t-il estimé.

    Et d’ajouter : «Un parebrise d’un métro coûte 2.500 dinars la pièce, il est importé et payé en devise. Nous n’avons pas le stock suffisant pour faire face à ce genre de phénomène, si chaque jour on abime 6 wagons ! En plus, je suis obligé de les mettre sur les rames le matin et d’opérer les réparations de nuit. Heureusement, que le stock nécessaire a été disponible pour le moment».

    Le PDG a souligné aussi : «Les 100.000 dinars de dégâts sont hors manque à gagner. Ça ne prend pas aussi en considération les personnes laissées en plan alors qu’elles comptaient sur ce moyen de transport, ni les heures en plus pour les réparations pendant la nuit, ni le fait que la personne qui a du rompre son jeune dans le wagon pour pouvoir assurer la desserte se retrouve au final agressé !»

     

    M. Belaïd pense clairement qu’il s’agit d’actes prémédités. Pour lui, ce n’est pas ces enfants seuls qui ont planifié cela, mais il y a d’autres personnes qui sont derrière eux et qui ont compris le message. «On s’attaque à un service public qui est assez efficace et qu’on veut plomber», explique-t-il.

     

    Les forces de sécurité assurent toutes les dessertes, elles se sont installées dans pratiquement toutes les stations sensibles, note le PDG, et il n’y a eu zéro problème en 2 jours, grâce à ce dispositif.

     

    I.N

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