L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii) a organisé, ce jeudi 6 septembre 2018, la 2ème édition des « Journées nationales de l’entrepreneuriat et de la création d’entreprises » sous le thème « Les mécanismes de la micro-finance » au siège de l’Apii, en présence des représentants du ministère des Finances, de la Banque tunisienne de solidarité (BTS), de Enda Tamweel, de Microcred ainsi que de Taysir Microfinance.
Ont également pris part à cette édition, des représentants de Zitouna Tamkeen et du Réseau Entreprendre, un réseau international d’associations de chefs d’entreprise qui accompagne de nouveaux entrepreneurs dans la réussite de leur projet.

Tous les acteurs présents à cet événement ont présenté les moyens dont ils disposent afin d’inciter les jeunes et les moins jeunes à entreprendre et d’inciter les initiatives privées dans ce sens. Ces institutions fournissent les outils nécessaires pour intégrer les petites et moyennes entreprises (PME) dans le financement, à leur développement ainsi qu’à leur pérennité sur le marché.
Ce réseau a été fondé en 1987 et compte aujourd’hui 13 mille chefs d’entreprise. Implémenté en 10 pays et actif en Tunisie depuis 2010 dans 7 gouvernorats à savoir Tunis, Bizerte, Sousse, Mahdia, Sidi Bouzid, Sfax et Gabès, ce réseau comporte plus de 200 membres. Plus de 6.5 MD ont été, par ailleurs, octroyés en tant que prêts d’honneur par ce réseau.
Le directeur général de l’Apii, Samir Bechouel a relevé, dans ce sens, que 91% des entreprises sondées ont indiqué qu’elles ont eu recours au financement bancaire ou autre, car elles n’avaient pas de ressources suffisantes pour lancer leurs projets.
47% de ces entreprises ont, également, déclaré qu’elles étaient confrontées à des obstacles entravant leur activité surtout qu’il existe plusieurs organes de financement qui entrent en jeu. Ces organes manquent, d’ailleurs, de coordination et de synergie entre eux, ce qui représente le 2ème obstacle devant les jeunes entrepreneurs. 44% ont, en outre, indiqué qu’elles sont confrontées à un problème de garantie.
Selon M. Bechouel, le dispositif du financement présente encore plusieurs défaillances, au niveau procédural, auxquelles il faut remédier afin d’assurer une assistance optimale aux PME.
B.L










