L’arrestation de Borhène Bsaies, ce mardi 2 octobre 2018, condamné à deux ans de prison ferme avec exécution immédiate dans le cadre de l’affaire Sotetel, a suscité plusieurs réactions divergentes.
Le président de la commission de l’information à Nidaa Tounes, Mongi Harbaoui a indiqué sur son mur, « Patience Borhène, on ne te laissera pas seul ».

Khaled Chouket s’est, également, interrogé à propos de l’exclusion de Borhène Bsaies de la loi de la réconciliation, estimant que Borhène Bsaies n’a pas servi, plus que d’autres, le régime de Ben Ali. Il a assuré que M. Bsaies ne possède pas une grande fortune et peut même être considéré parmi la classe moyenne. Khaled Chouket a estimé que Borhène Bsaies est victime d’une véritable injustice.

Le député de la coalition nationale, Sahbi Ben Fraj a indiqué que Borhène Bsaies aura à payer le reste de sa dette envers la société tunisienne, « malgré nos différences idéologiques et politiques, je tiens à exprimer ma solidarité avec lui et sa famille. Je vous en prie, laissez l’homme tranquille ».

Son épouse, Saloua Ben Noomane Bsaies a publié un statut où elle a assuré que son mari avait assumé les faits qu’on lui a reprochés, et qu’il a, déjà, déposé l’argent au trésor public de l’Etat.
« Aujourd’hui, la justice le reconnait coupable, et émet un mandat de dépôt à son encontre! Quelle rapidité d’exécution ! Il est très clair qu’il ne s’agit pas de règlement de compte politique. Il comparaitra dans le cadre d’une autre affaire demain. En tout cas, je remercie ceux qui nous ont soutenus. Et à ceux qui se réjouissent de notre malheur je dis : Nous reviendrons, chanter et danser. Pleurez la noirceur de vos cœurs ».

S.H










