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Agressée, elle rentre chez elle dépitée par le comportement de la police et du corps médical !

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    Rania Amdouni, citoyenne tunisienne et activiste de la société civile, est revenue sur sa mésaventure entre son agresseur, le poste de police et les hôpitaux publics.

     

    Mme Amdouni revient, ainsi, dans un post Facebook daté du 16 septembre 2018,sur ses déboires avec un homme qui l’a volé, avoué son vol puis agressé et qui a été à chaque fois relâché, et ceci à 4 reprises successives.

    Elle explique, donc, qu’en rentrant chez elle le soir du 15 septembre 2018 avec un ami, elle a été abordée par l’homme qui a volé son domicile il y a 20 jours et qui a avoué son vol et promis de rendre ce qu’il a dérobé. La dame a déposé plainte à trois reprises avec un enregistrement prouvant ses dires et à chaque fois, il a été libéré malgré le fait que le ministère public ait été prévenu.

    L’homme l’a agressée physiquement, ce qui lui a causé des lésions au niveau de l’œil et de son oreille, de sa main et de sa bouche.

     

    Pour la quatrième fois, Rania Amdouni dépose plainte contre cet homme, qui est relâché immédiatement. Le poste de police l’envoie à l’hôpital Charles Nicolle, qui l’a envoyée à l’institut Hédi Raïs d’ophtalmologie, sauf que le document du poste de police n’est plus valable et l’institut lui demande d’aller retirer un document conforme du poste, ce qu’elle fait. Après avoir ramené le document demandé, on l’envoie faire une radio dans l’hôpital d’enfants, là-bas on lui dit que le document n’est pas adéquat de nouveau et doit retourner au poste pour en ramener un autre. Elle a tenté convaincre le surveillant de l’accepter sans ce document mais en vain.

    Alors dépitée, Mme Amdouni déchire le document et rentre chez elle martyrisée, du traitement odieux qu’elle a eu, alors qu’elle était en situation de détresse.

     

    On rappelle que le 26 juillet 2017, au lendemain de la fête de la République, la loi organique relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, a été votée à l’unanimité à l’ARP. Elle devait justement protéger les femmes de ce genre de violence.

     

    I.N



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