Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, Fahmi Chaâbane, qui multiplie les interventions médiatiques, est revenu ce mardi 5 juin 2018, sur la crise que traverse l’immobilier en Tunisie.
Au micro de Hamza Belloumi, sur Shems FM, Fahmi Chaâbane a expliqué que la nouvelle loi de Finances a durement impacté le secteur et que cela commence déjà à se ressentir au niveau des ventes.
« Les promoteurs n’ont rien vendu entre le 1er janvier et le 31 mars, après cela, nous avons enregistré 24 ventes ! Ils se retrouvent avec un stock à gérer et comme vous le savez un promoteur contracte des emprunts à la banque pour construire et il continue à rembourser même s’il ne vend pas, ce qui le place en difficulté. On dit que les biens immobiliers sont devenus chers, oui et cela n’est pas de la faute des promoteurs qui ne sont que les derniers maillons de la chaîne. Toutes les matières premières sont devenues plus chères, les terrains aussi alors oui, les prix ont augmenté » a-t-il expliqué.
Sur la question du premier logement, initiative lancée l’an dernier par le gouvernement, Fahmi Chaâbane a affirmé qu’au 21 décembre 2017, 500 logements seulement ont été vendus sur les 7500 prévues, expliquant cela par un manque de préparation de la part des banques. « En 2018, 200 logements ont été cédés, mais le problème des 13% de TVA que nous impose la loi a aussi un impact sur ces ventes » a-t-il conclu.
M.B.Z










