Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Tarek Cherif : Nous sommes dans la situation du « chien qui se mord la queue » !

 

Le président de la Confédération des entreprises citoyennes (CONECT), Tarek Cherif, a qualifié l’impasse dans laquelle se trouve le pays aujourd’hui, sur le plan économique et sociale, d’un « chien qui se mord la queue », dans le sens où, le gouvernement connait très bien la solution pour s’en sortir.  Néanmoins, il est incapable de prendre des décisions certes douloureuses mais, désormais salutaires pour l’avenir du pays, selon lui.

 

Lors de la rencontre annuelle de la CONECT avec les médias, tenue jeudi 31 janvier 2019, Tarek Cherif a affirmé « que la Tunisie n’a d’autre choix que « la rigueur », pour s’en sortir, créer de la richesse, des emplois et assurer le développement régional ».

D\’après le président de la CONECT « si l’on ne procède pas à la réduction de la masse salariale dans la fonction publique, on augmentera davantage l’endettement public déjà, trop élevé, (70% du PIB) ; et si on ne trouve pas une solution radicale aux entreprises publiques, dont certaines enregistrent des pertes de l’ordre de 1000 MD par an, on n’arrivera jamais à arrêter cette hémorragie qui saigne, de plus en plus, les dépenses publiques« .

« Il faut arrêter la démagogie et passer à des actions concrètes. On l’a toujours dit et répété. Il est impératif de procéder à la réduction de la masse salariale. L’Etat ne peut pas, et ne pourra pas fonctionner avec 650 mille fonctionnaires. Il est nécessaire d’encourager le personnel à partir et de le soutenir dans cette démarche, par des indemnités de départ, et des crédits à taux favorable, afin de les inciter à la création de projet. Une démarche qui pourrait s’organiser sur trois ans », a-t-il souligné.

 

Concernant les entreprises publiques leur perte annuelle a créé une « fiscalisation confiscatoire ». L’Etat qui manque de ressources se rabat sur les impôts, qu’il finit par reverser dans des entreprises déficitaires. Dans ce contexte, Tarek Chérif a appelé à reconsidérer le Partenariat Public Privé (PPP), une forme de partenariat qui n’a pas de coût pour l’Etat mais qui contribue activement au développement.

« Il y a divers problèmes certes. Mais, il faut les traiter de manière radicale, en étant rationnel et concret, sinon, il serait difficile à la Tunisie de sortir du tunnel », a-t-il conclu.

 

La rencontre annuelle de la CONECT avec les médias, a été une opportunité pour faire le bilan des actions de la confédération, et annoncer ses programmes et perspectives pour l’année 2019. Une année qui se caractérisera, entre autre, par l’organisation du forum « Futuralia », et le trophée de la femme qui a connu un grand succès, l’année précédente.

 

I.B

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *