Pour ceux qui ont choisi de ne pas jeûner, passer le ramadan en Tunisie peut souvent s\’avérer compliqué.
Conformément à la circulaire Mzali de 1981, la fermeture des cafés et restaurants durant le mois de ramadan ainsi que l’interdiction de vente de boissons alcoolisées aux Tunisiens reste obligatoire malgré son annulation quelques jours après sa parution sur décision du chef de l’Etat à l’époque, Habib Bourguiba.
Avec la fermeture de ces cafés et restaurants, les libertés individuelles comme la liberté de croyance et de conscience stipulées dans la Constitution sont restreintes et ce sous couvert de protection contre les atteintes au sacré.
Le collectif Fater, l’un des organes qui défendent ces libertés et revendiquent le droit de manger, boire et fumer en public pendant les journées de ramadan semble, toutefois, susciter un soutien grandissant sur la toile, de la part de ceux qui ont fait le choix d’adhérer à leur cause.
Parmi ces soutiens, une chaîne de restaurants ayant des établissements à Tunis, l\’Ariana et Sousse est même allée jusqu’à encourager cette initiative en offrant à tous les membres de ce collectif une réduction de 20% sur l\’ensemble du menu.
Une mesure qui pourrait paraître provocatrice pour certains, ou constituer une preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit pour d’autres.
B.L










