Les titres des médias relèvent bien de paradoxes dans cette Tunisie vraiment schizophrène.
D’un côté, en ce mois de ramadan, les médias parlent d’une Tunisie tolérante et ouverte et organise un Iftar (rupture du jeûne) à la synagogue de la Ghriba. De l’autre, ils titrent sur l’interpellation et la maltraitance par la police d’un universitaire à Sfax, pour avoir été dans un café pendant le mois de ramadan ou encore sur l’arrestation et le mandat de dépôt émis contre le propriétaire d’un café à Kairouan harcelé par son voisinage et la police pour avoir ouvert pendant le ramadan.
Ces paradoxes ont fait rebondir plusieurs Facebookers tunisiens, dont la célèbre blogueuse Bent Trad qui a résumé la situation dans une phrase : « Alors vos titres, vous pouvez vous les foutre là où je pense, car c\’est de la publicité mensongère ».
Les mêmes paradoxes entre l’image dégagée par la politique et la réalité du terrain s’observe depuis cette Ghriba, haut lieu du pèlerinage juif et abritant la plus vieille synagogue du monde, construite bien avant l’avènement de l’islam et la conquête des Arabes de la Tunisie.
On voit ainsi René Trabelsi au milieu des agents de la BAT dans une très belle photo prise par son équipe. Sauf que ce ministre du Tourisme a beau travailler pour sa Tunisie natale 24/7, il subit la pire des discriminations imposée par la Constitution même de son pays qui l’empêche de devenir président de la République, juste parce qu’il est de confession juive…
R.B.H











