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Les explications incendiaires de Basma Khalfaoui

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    La veuve du martyr Chokri Belaid, Basma Khalfaoui, a été l’invitée de Myriam Belkadhi, jeudi 20 juin 2019, pour revenir sur les accusations portées à son encontre dans l’affaire de l’assassinat de son mari.

     

    Basma Khalfaoui a précisé que c’est l’Organisation de lutte contre la corruption présidée par Maher Zid qui a porté plainte contre elle, « ce n’est pas l’Inlucc qui a porté plainte contre moi, certains font la confusion. Cela dit, c’est cette organisation présidée par Maher Zid qui m’accuse d’avoir caché des éléments de preuve, dans ce cas le téléphone portable de Chokri. Son téléphone je le garde, tout comme ses bouquins, ses chemises ou ses diverses affaires personnelles. Personne ne m’a demandé de donner l’appareil, d’autant plus que toutes les communications et leur contenu sont inclus dans le dossier de l’affaire ».

     

    Revenant sur Maher Zid, Basma Khalfaoui a indiqué qu’une plainte a été déposée à son encontre à la suite du documentaire payant qu’il a effectué pour le compte de la chaîne qatarie Al Jazeera depuis 2015, sans que la justice donne une suite à cette demande. «  Ce Maher Zid a été invoqué dans plusieurs affaires et son nom est revenu d’une manière récurrente, sauf qu’il demeure intouchable. Que ce soit lui qui porte cette plainte à mon encontre, laisse poser plusieurs interrogations ».

     

    La veuve de Chokri Belaid a indiqué que ces accusations ont été provoquées, à la suite de la sortie au grand jour de l’affaire de l’appareil secret impliquant le parti Ennahdha. « Sofiène Selliti est sorti pour démentir l’existence même de la chambre noire révélée par le comité de défense. Or, il s’est avéré que la chambre noire existait bel et bien. On a retrouvé des documents importants, même si certains manquaient ».

     

    D’autre part, elle a indiqué qu’une plainte a été déposée près du tribunal administratif contre la nomination de procureur de la République actuel, « Nous nous sommes basés sur la jurisprudence européenne. Il n’est pas possible que le juge d’instruction qui a effectué les travaux d’instruction de l’affaire Belaïd, soit à la tête du ministère public. Il ne peut juger ses propres travaux déjà réalisés. Cette affaire est déjà en cours et la plaidoirie est pour bientôt. Nous avons, également, déposés une autre plainte contre lui près du Tribunal de première instance de l’Ariana. Cela concerne un de ses proches qui est allé voir la justice, muni de l’ordre d’ouverture d’une instruction faite par le même procureur de la République et appelant à sa protection. Le procureur a-t-il le droit de fournir de tels documents ? En tous les cas la justice effectuera les vérifications nécessaires et tranchera sur la question ».

     

    S.H


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