La réaction sur la scène nationale à propos de la décision du chef du gouvernement, Youssef Chahed, concernant l’interdiction du port du niqab dans les bâtiments publics n’a pas tardé.
L’expert en économie Moez Joudi a, comme beaucoup d\’autres comme lui, estimé, dans un post Facebook publié ce vendredi 5 juillet 2019, qu’il est désormais nécessaire de bannir « cet accoutrement sectaire de tous les espaces et de toute la Tunisie » ajoutant que si une loi sur l’interdiction du niqab dans les espaces publics ne serait promulguée, cela voudrait signifier que la Tunisie est un Etat islamiste et théocratique.

D’un autre côté, la députée du bloc parlementaire de la Coalition nationale, Hager Ben Cheikh Ahmed a qualifié la décision du chef du gouvernement de « courageuse ».
» Cet arrêté gouvernemental ne peut être appliqué que dans les administrations, hôpitaux, établissements scolaires et aéroports internationaux« , a-t-elle précisé ajoutant : « Certains estimaient que l’interdiction du port du niqab touche les droits et les libertés. Cet argument avait été utilisé au cours de ses dernières années pour qu’aucune décision ne soit émise en ce sens ».

Par ailleurs, Rached Khiari, responsable du site Al Sada, et islamiste notoire a écrit sur son compte Facebook que dans le quartier Maya Sharaime, à Jérusalem, toutes les femmes juives portent le niqab et même leurs yeux étaient cachés.
« Dans ce quartier, il est interdit que les hommes et les femmes soient dans le même endroit. Nous n’avons jamais entendu dire que leur gouvernement a mis des restrictions contre eux. Alors qu’un pays musulman interdit aux musulmans d’exercer leurs libertés religieuses », a-t-il aussi écrit.

E.B.A.










