Le dirigeant de Nidaa Tounes, Khaled Chouket, a estimé, dans un statut publié vendredi 5 juillet 2019, que l’enseignement de la langue française à partir de la deuxième année de base est une violation de la Constitution et une consécration du mépris de soi.
Khaled Chouket a précisé qu’il n’est en rien contre l’enseignement des langues étrangères, précisant que celles-ci devraient toutefois être enseignées une fois la langue maternelle, l’arabe, maîtrisée.
Il a souligné que la langue nationale permet d’enraciner chez les élèves la conscience de leur identité et de leur culture et que toucher à la place de la langue arabe poussera les écoles à aller dans le sens d’une mutation culturelle qui créera des identités hybrides incapables de produire une culture propre. Khaled Chouket n’a pas omis de mentionner que la langue française est celle de l’occupant et que lui attribuer une valeur importante est une régression par rapport aux objectifs du mouvement de réforme national tunisien, qui a combattu le colonisateur « pour que les Tunisiens puissent justement parler en arabe« .
Le dirigeant de Nidaa Tounes semble néanmoins oublier que toutes les études menées sur le sujet préconisent l’enseignement des langues « le plus tôt possible », et qu’on peut tout à fait apprendre plusieurs langues à la fois…

M.B.Z










