« Une personnalité indépendante ne peut rien faire sans le soutien partisan qui pourra lui permettre de gouverner le pays. Un indépendant sera presque un président de façade et un otage des lobbies et des intérêts qui l’ont conduit à Carthage », a estimé le dirigeant de Tahya Tounes, Karim Helali.
Poursuivant son analyse, le parlementaire a également écrit, sur son compte Facebook, ce samedi 17 août 2019, que le décès du défunt président de la République, Béji Caïd Essebsi, a donné l\’opportunité aux Tunisiens en accordant un avantage à l’institution de la présidence par rapport au parlement. Cela aurait un impact très positif sur le régime tunisien qui a été pendant un certain temps paralysé, d\’après ses dires.
« Cette opportunité ne se concrétisera pas en votant en faveur d’un candidat indépendant ne bénéficiant pas d’un soutien politique. Cette opportunité ne se concrétisera qu’en votant pour une personnalité nationale et politique dotée d’une grande expérience dans la gouvernance et les relations internationales. Cela permettra au parti politique dont il appartient d’avoir une majorité dans le parlement », a aussi écrit M. Helali.
Le député a, par ailleurs, indiqué que si les électeurs choisissent de voter en faveur d’un président indépendant et d’un parti n’ayant pas une majorité au parlement, il serait alors impossible de gouverner le pays.
Ainsi, Karim Helali a appelé les Tunisiens à choisir un chef de l\’Etat fort qui pourra avoir un grand soutien au parlement, un « vote cohérent » en somme.
E.B.A.












