En sa qualité de président du conseil d’administration de Nessma Broadcast, Tarak Ben Ammar a répondu aux accusations de la Haica, dans un communiqué publié mardi 27 août 2019.
« Contrairement à ce que la Haica a toujours répété, Nabil Karoui n’est ni le propriétaire de Nessma Tv, ni son directeur, ni son représentant légal. Le capital de Nessma Tv est détenu par un groupe d’actionnaires et Nabil Karoui n’est qu’un actionnaire parmi les autres, détenant une participation minoritaire », peut-on lire dans le texte du communiqué.
Le signataire poursuit en accusant à son tour la Haica d’exercer des pressions, continuelles, sur la chaine et sur l’un de ses actionnaires, considérant que cela constitue une violation de la liberté d’expression et du pluralisme.
S’en suivent des explications : « Afin de se conformer à la loi, Nessma Broadcast, la société qui représente Nessma Tv, a changé de forme juridique, pour passer d’une société à responsabilité limitée (SARL) à une société anonyme (SA). Tous les documents officiels ont été envoyés à la Haica. Ce que reproche l’instance à Nessma n’a donc pas lieu d’être ».
Tarak Ben Ammar ajoute que la chaîne s’est jusqu’à présent conformée à toutes les dispositions du cahier des charges, « toutefois, ceci n’a pas empêché la Haica de continuer à affirmer que Nessma Tv est hors-la-loi, sachant que l’affaire est actuellement entre les mains de la justice ».
Il a par ailleurs tenu à démentir catégoriquement les accusations de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale qui visent, selon le texte du communiqué, à salir la réputation de la chaîne et de ses actionnaires.
Au final, Tarak Ben Ammar a annoncé que compte tenu des risques pouvant nuire aux intérêts des actionnaires de Nessma Tv, si la Haica venait à interdire l’exploitation de la chaîne, ceux-ci « s’arrogent le droit de demander réparation devant les juridictions nationales et les tribunaux internationaux ».
I.L










