Le candidat d’Al Badil Ettounsi à la présidentielle, Mehdi Jomâa, était l’invité de Elyes Gharbi ce, mercredi 28 août 2019, sur les ondes de Mosaïque FM.
Revenant sur la période où il faisait partie du gouvernement, M. Jomâa a affirmé que le licenciement de certains hauts cadres au ministère de l’Intérieur à cause de leur affiliation politique à l’ancien régime était « une erreur qui avait compromis le processus de la sûreté nationale ».
Lors de son passage à Midi Show, le président d’Al Badil Ettounsi a nié toute association avec Ennahdha assurant qu’il n’est soutenu par aucun parti politique, encore moins par le parti islamiste.
Interrogé sur les motifs de sa candidature à la magistrature suprême, l’ancien chef du gouvernement a assuré qu’il était éligible à occuper le poste du chef de l’Etat car il était doté d’une expérience préalable au sein du gouvernement ainsi qu’à l’échelle internationale, contrairement aux autres candidats.
M. Jomâa a, également, précisé qu’il était qualifié à la présidence de la République car il entretient de bonnes relations avec les hauts responsables à l’étranger aux niveaux professionnel et politique appelant les autres candidats à se réviser et s’assurer qu’ils ont, eux aussi, des liens avec des institutions internationales et financières à l’instar des Nations-Unies, le FMI ou la Bad.
Il a, ainsi, souligné que le prochain président de la République doit être doté d’un sens du leadership, d’une aisance au niveau du discours, de prise de décisions et de négociations à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Réagissant à l’appel de l’ancien premier ministre, Rachid Sfar de se retirer de la course à Carthage en faveur du ministre de la Défense nationale, Abdelkrim Zbidi, Mehdi Jomâa a affirmé qu’il était « en contact direct avec M. Zbidi et qu’il n’avait pas besoin d’intermédiaire » relevant qu’il porte un projet pour la Tunisie et réitérant les compétences qui lui permettent de devenir chef de l’Etat.
Commentant l’arrestation de Nabil Karoui impliqué dans des affaires de blanchiment d’argent, Mehdi Jomâa a exprimé son refus catégorique de ces pratiques « dangereuses » dénonçant la manière dont l’exécution de la loi a été effectuée.
M. Jomâa a, en effet, indiqué que bien qu’il respecte l’indépendance de la justice, la détention de Nabil Karoui n’est pas une application de la loi mais plutôt une instrumentalisation de la loi.
Interrogé sur ses éventuelles alliances une fois élu à la présidence de la République, Mehdi Jomâa a assuré qu’il ne représentait ni le système, ni l’antisystème mais qu’il était le nouveau système et qu’il pourrait gouverner avec les patriotes qui partagent sa vision et croient en une Tunisie moderne et progressiste du 21ème siècle.
« Si je deviens chef de l’Etat, je changerai le système électoral et j’interdirai le tourisme parlementaire. J’apporterai des réformes à l’éducation et je supprimerai les permis et les autorisations en les remplaçant par des cahiers de charges en vue d’introduire une nouvelle culture de l’administration loin des entraves et des blocages. En diplomatie, nous devons être neutres et impartiaux mais actifs et réagir positivement. En diplomatie économique, tout ce qui concerne l’investissement étranger fera partie dorénavant des prérogatives du ministère des Affaires étrangères. Pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme, l’approche doit être globale et non seulement sécuritaire en axant aussi sur l’éducation et la culture sur le long terme. Je suis pour la peine de mort dans le cas des pédophiles et des terroristes et je suis aussi pour l’égalité totale entre les hommes et les femmes. Je suis l’alternative à la médiocrité ! », assure Mehdi Jomâa.
B.L










