Le candidat à la présidentielle, Slim Riahi a indiqué dans son interview accordée à Sami El Fehri, ce mercredi 4 septembre 2019 sur El Hiwar Ettounsi, que Youssef Chahed a été soutenu par Chafik Jarraya pour le poste de chef du gouvernement.
Slim Riahi a indiqué que lorsque le Document de Carthage était d\’actualité, Béji Caïd Essebsi avait proposé Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement, sauf que sa proposition a été refusée par la majorité des présents à la réunion étant donné qu’il était un inconnu.
« Béji Caïd Essebsi était prêt à céder et avait proposé feu Slim Chaker. A cet instant, je suis intervenu et j’ai clairement dit que c’est le président de la République qui décide et soumet son choix au parlement », indique-t-il.
Il a ajouté que, par la suite, Sofiène Toubel a dit à Béji Caïd Essebsi que Chafik Jarraya recommandait Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement et que les députés de Chafik Jarraya n’allaient pas accorder leur confiance à Slim Chaker. « Après sa désignation, Mahmoud Baroudi m’a contacté et m’a signifié que Youssef Chahed voulait avoir mon numéro. Il m’a appelé et nous nous sommes rencontrés. Il est venu chez moi et il m’a remercié pour ma position en sa faveur », ajoutant que Youssef Chahed était son employé chargé de faire des études pour son projet à Siliana.
Par ailleurs, Slim Riahi a accusé Youssef Chahed, d’avoir la mainmise sur la justice en Tunisie. Il a indiqué que son affaire devait être classée et qu’il a été rassuré par ses avocats. « Sauf que ce n’était pas le cas. Le recours était intenté non seulement par moi, mais aussi par le parquet. Le rejet du recours est incompréhensible ».
Il a ajouté « Youssef Chahed avait le pouvoir sur des couloirs dans les tribunaux, en première instance, en appel et au pôle judiciaire financier. La cour de cassation était épargnée, mais visiblement, ce n’est plus le cas aujourd’hui ».
S.H










