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L’Assemblée nationale française inquiète de l’arrestation de Nabil Karoui

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    Le président du groupe UDI et indépendant à l’assemblée française, Jean-Christophe Lagarde a interrogé, ce mardi 10 septembre 2019, le Premier ministre français, Edouard Philippe à propos de l’arrestation et l’incarcération du candidat à la présidentielle, Nabil Karoui, à quelques semaines des élections.

     

    Jean-Christophe Lagarde a affirmé : « le 23 août dernier, le candidat à l\’élection présidentielle, donné favori dans les sondages d’opinion, a été arrêté et incarcéré et se trouve aujourd\’hui derrière les barreaux à tel point qu\’hier, le débat présidentiel a eu lieu devant une chaise vide qui le représentait ». Il a ajouté que « la France n’a pas à s’immiscer dans les affaires judiciaires tunisiennes, mais dans quelle démocratie voit-on le candidat favori incarcéré à trois semaines sous le coup d’accusations d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent? Les Tunisiens et les Français sont inquiets quant au déroulement – pour le moins curieux, inquiétant et unique en son genre – du processus démocratique en Tunisie ».

     

    Le président du groupe UDI a indiqué que, selon les sondages, le candidat pourrait passer au deuxième tour de la présidentielle tout en étant incarcéré, ne pouvant ainsi pas présenter son programme aux Tunisiens. Il a souligné que les Tunisiens seront empêchés de réaliser leur choix démocratiquement. « La France se doit d\’exprimer son inquiétude et d\’exiger que le candidat puisse présenter son programme, au moins entre les deux tours. Quand on incarcère quelqu’un, c’est pour l’empêcher de fuir.  Quand on est candidat à la présidentielle, ce n’est pas fuir mais c\’est peut-être le régime qui est en train de connaitre une fuite en avant », conclut-il.

     

    Le Premier ministre français, Edouard Philippe a tenu à rappeler les relations séculaires, amicales et d\’espoir entre la France et la Tunisie, insistant qu’il n’est pas du rôle de la France et de son gouvernement de s\’immiscer ou même de commenter le fonctionnement des institutions judiciaires en Tunisie. 

    Il a assuré, par ailleurs, que la France suit de près et avec beaucoup d’attention ce qui se passe en Tunisie.  « Organiser des élections dans un pays qui revient à la démocratie n\’est jamais simple et n\’est jamais acquis, c\’est toujours un défi. C\’est un défi que la Tunisie doit aborder avec confiance et qu\’elle aborde, je crois, avec l\’envie de montrer qu\’elle n\’a pas varié dans le choix fondamental qu\’elle a réalisé. L’objectif de la France, c\’est de faire en sorte que ces échéances électorales se déroulent dans les meilleures conditions possibles», assure-t-il, soulignant : « je veux dire combien nous sommes attentifs et confiants dans la capacité de ce pays à s\’inscrire dans la ligne qu\’il a lui-même choisie et que nous soutenons politiquement, diplomatiquement, avec beaucoup d\’engagement ».

     

    S.H

     

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