L’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) organise demain, jeudi, 12 septembre, une conférence-débat autour du thème « La transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique ». Invité d’honneur à cette conférence-débat, l’ancien ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin.
Un nom qui sonne comme étrange quand on se rappelle que le monsieur a été accusé (sans suite juridique) de sexisme après avoir touché l’élastique de la culotte d’une journaliste, mais surtout qu’il a été accusé et condamné dans une affaire liée à ce qu’on appelle en Tunisie « corruption ». Les faits remontent à la fin des années 2000 et début des années 2010, période pendant laquelle Michel Sapin était maire d\’Argenton-sur-Creuse (centre de la France) et où il a continué à percevoir une indemnité majorée indue après le changement d’une réglementation liée au « label touristique » de sa ville. « Bien que la procédure ait changé au cours de son mandat, Michel Sapin a continué de percevoir une indemnité majorée. Une fois dénoncée lors d\’un conseil municipal, l\’équipe communale n\’a rien trouvé de mieux, alors qu\’elle perdait le bénéfice de cet avantage, de faire voter une augmentation de son indemnité censée compenser celle perdue avec le label », a écrit à l’époque le magazine Le Point. Une majoration qui représente 25% de l’indemnité.
La supercherie a été découverte par une élue municipale de l’opposition qui a déposé plainte. Le tribunal administratif a suivi dans l’affaire le rapporteur public et a condamné le conseil à 100.000 € d’amende en septembre 2016. Non content par cette condamnation, Michel Sapin a déposé un recours. Mal lui en a pris, le tribunal de Limoges a rejeté sa requête et lui a ordonné en mars dernier de rembourser les 100.000 €.
Chawki Tabib, président de l’Inlucc, sait-il tout cela ou l’invité a été imposé par le Pnud qui est associé à cette conférence-débat ?
Une chose est certaine, c’est que M. Sapin est mal placé pour donner des leçons en matière de transparence et de lutte contre la corruption.
R.B.H










