Le candidat Moncef Marzouki a allègrement violé la loi en 2014. Aussi bien la cour des comptes que l’Instance supérieure indépendante pour les élections l’ont épinglé à l’époque et il a été classé à la tête des fraudeurs.
Faute de sanction dissuasive en 2014, bis repetita en 2019 où l’on constate plusieurs dépassements électoraux.
L’article 66 du code électoral interdit clairement aux candidats l’utilisation des médias étrangers lors de la campagne, sous peine d’une amende allant de deux mille à cinq mille dinars. Si l’écrasante majorité des candidats respecte cet article 66, ce n’est pas le cas de l’ancien président de la République qui a, pourtant, signé lui-même le code électoral daté du 27 mai 2014. Une tribune dans le quotidien français Le Monde par ci, une interview accordée à Euronews par là et même une interview à la chaîne pirate Zitouna qui fait l’objet d’une sommation d’arrêt de la part de la Haute autorité indépendante pour la communication audio-visuelle.
L’Isie infligera-t-elle cette fois une sanction pécuniaire pour ces tricheries électorales ? Le doute est permis.
R.B.H.










