La présidente du parti destourien libre (PDL), Abir Moussi est intervenue, ce mardi 24 septembre 2019, sur le plateau de Myriam Belkadhi assurant qu’elle est prête à négocier avec tous les partis politiques pour la formation du prochain gouvernement, à condition de ne pas s’allier avec les islamistes et leurs dérivés.
Abir Moussi a estimé que l’Etat est en danger, proposant une alliance entre tous les partis centristes et progressistes sans la participation des islamistes et leurs dérivés. « Ce n’est pas de l’exclusion, mais la réalité a démontré que j’ai raison. Ces gens constituent un danger pour la Tunisie moderne et menacent l’Etat tunisien. A la suite des législatives, je propose que tous les partis progressistes délaissent la rancune et s’assoient autour de la même table pour barrer la route aux islamistes et leur projet. Je propose même que la réunion soit diffusée en direct. On s’accorde sur les priorités de la prochaine étape en fixant des délais pour les réaliser. Ainsi, le peuple tunisien sera en mesure de juger toutes les parties prenantes », indique Abir Moussi.
La présidente du PDL a rappelé que tous les partis qui se sont alliés avec les islamistes ont été grillés. Elle a, également, assuré, qu’avec la montée du candidat Kais Saïed, qu’elle a préféré taire le nom, le parti Ennahdha a révélé son vrai visage lorsque Rached Ghannouchi avait affirmé que la politique de consensus adoptée par le passé était un moyen pour se maintenir au pouvoir. « L’attaque terroriste qui a eu lieu hier est un message pour dire que le terrorisme est encore là », indique-t-elle, estimant que la prochaine étape sera difficile et elle n’a pas écarté l’éventualité de la réapparition des Ligues de protection de la révolution (LPR), des terroristes et toutes les menaces à l’Etat moderne et aux fondements de base de la Tunisie de l’indépendance.
Revenant sur ses résultats au premier tour de la présidentielle, elle a considéré que les Tunisiens ont encore du mal avec la candidature d’une femme à la magistrature suprême, se disant fière du résultat réalisé, dans la mesure où son parti a pu se constituer un noyau dur, malgré toutes les diversions et les campagnes de diffamation et de dénigrement. « Nous sommes beaucoup plus concentrés sur les législatives, mais nous avons jugé utile, d’être représenté à la présidentielle ».
Quant au second tour de la présidentielle, Abir Moussi a indiqué que les structures du parti ne se sont pas encore réunies pour prendre une décision : « Ce qui est certain, est que notre choix et notre consigne sera dans l’intérêt de la Tunisie et basée sur les programmes et non sur les personnes. Notre priorité du moment étant les législatives et on se prononcera sur la question le moment voulu ».
S.H










