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Imen Gzara : le système judicaire est en danger

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    Imen Gzara a réagi, ce mercredi 25 septembre 2019, dans une interview accordée à Sana Mheni et Mehdi Ben Mahmoud dans l\’émission Sbah El Ward sur Jawhara FM, à la décision du procureur général près de la Cour d’appel de Tunis d’ouvrir une enquête à son encontre ainsi qu’à l’encontre de quatre autres de ses confrères.

     

    En effet, le procureur général près de la Cour d’appel de Tunis avait décidé, mardi 24 septembre 2019, l’ouverture d’une enquête contre cinq avocats, faisant partie du comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Il s’agit de Ridha Raddaoui, Imen Gzara, Koutheïr Bouallègue, Abdennaceur Aouini ainsi que Imen Bejaoui.

     

    Me Gzara estime que «cette décision est politique». Et de préciser : «Le ministère public, représenté par la personne de Béchir Akremi, a tout fait pour ne pas classer ou déférer l’affaire objet de la plainte présentée par le comité de défense. Il a prétendu mensongèrement que le comité s’est introduit de force dans son bureau, sauf que nous avons des témoignages et des preuves qu’on est entrés dans son bureau après son approbation. Lorsqu’on est entrés, il a refusé de converser avec nous sur ce sujet et a quitté son bureau, nous avons immédiatement contacté nos structures, l’instance nationale, la section régionale, le bâtonnier ainsi que nos collègues. Etaient présents tout au long, ses secrétaires et 3 agents des forces de l’ordre. Nous avons veillé à ce qu\’ils ne nous laissent pas seuls dans le bureau. S’agissant de la photo du carreau cassé de la fenêtre, que fait circuler le ministère, ce n’est pas nous qui avons fait ça mais un agent en civil présent ».

     

    Ainsi et selon elle, «Béchir Akremi est en train d’induire en erreur la magistrature, les obligeant à faire grève et à prendre des décisions hâtives et irréfléchies, sans revenir aux structures et sans vérification des faits». Elle a précisé : «Lorsque des avocats réclament la classification ou la poursuite de la procédure, il leur ramène l’unité de lutte contre le crime, comme s’il n’y avait pas de personnes avec lesquelles dialoguer, magistrats ou présidente de la Cour d’appel, président de la Cour de cassation, bâtonnier des juges d’instruction, etc

    Imen Gzara a martelé : «On accepte cette décision d’être inculpés. Mais, aujourd’hui le système judicaire est en danger. Le ministère public a dépassé ses prérogatives, il est utilisé dans la politique et il use des prérogatives du juge d’instruction et réquisitionne les dossiers. Nous détenons d’autres preuves que nous allons publier. Notre plainte est contre Rached Ghannouchi et Mustapha Khedher est le dernier sur notre liste. Nous voulons que M. Ghannouchi soit convoqué et entendu. Pourquoi le ministère public refuse l’ouverture d’une enquête? La preuve est ce qu’affirme le président du Conseil de la Choura d\’Ennahdha Abdelkarim Harouni : « le mouvement n’a pas été inculpé et ne le sera pas« . Béchir Akremi est en train de refuser notre droit constitutionnel de recourir à la justice».

     

    I.N.

     

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