Le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi a nié, dans une déclaration accordée à Mosaïque FM le soir du 3 octobre 2019, avoir signé avec une agence de lobbying soulignant qu’il était nécessaire, d’abord, d’examiner les documents prouvant cette signature.
Il s’agit, en effet, des documents suggérant que le parti islamiste aurait fait appel à des agences de lobbying étrangères en vue de consolider son positionnement sur l’échiquier politique national.
Une implication qui a été, d’ailleurs, dénoncée par Attayar ayant exhorté le procureur de la République du Tribunal de première instance de Tunis à ouvrir une enquête sur des soupçons de crimes liés à l’atteinte à la sûreté de l’Etat, au blanchiment d’argent, aux crimes de change ainsi qu’aux financements reçus de l’étranger.
Attayar a, également, appelé à investiguer sur une affaire similaire impliquant le candidat de Qalb Tounes à la présidentielle, Nabil Karoui et la fondatrice de 3ich Tounsi, Olfa Terras.
Nabil Karoui aurait prévu de rencontrer le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine afin de favoriser son accession à la présidence de la République.
Ce lien a été catégoriquement réfuté par l’équipe de campagne de M. Karoui. Ce dernier recourra à la justice afin de « faire porter la responsabilité à toute personne impliquée dans ces basses affaires n’ayant pour objectif que de porter atteinte au processus électoral et d’influencer les électeurs ».
Interrogé également sur l’usage d’Ennahdha du discours religieux et son retour à l’Islam politique, Rached Ghannouchi a affirmé qu’il s’agissait d\’accusations infondées précisant que le parti n’est pas sorti de l’Islam et que la religion n’était pas l’apanage du parti islamiste.
Dans ce sens, il est revenu sur les déclarations du dirigeant nahdhaoui, Habib Ellouze qui avait assuré que l’élection d’Ennahda était un ordre divin.
M. Ghannouchi a, en effet, précisé qu’Ennahdha dispose d’un porte-parole officiel qui est Imed Khemiri ajoutant qu’il existe plusieurs opinions au sein du parti islamiste et que Habib Ellouze avait droit à son opinion.
Ennahdha, de ce fait, n’interdit pas l’expression des différentes opinions, selon Rached Ghannouchi.
B.L










