L’avocate, militante et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), Bochra Belhaj Hmida est revenue, lors de son passage sur Mosaïque FM ce mardi 8 octobre 2019, sur l’échec de la famille démocratique et progressiste aux élections législatives.
Invitée de Elyes Gharbi, Mme Belhaj Hmida a précisé que la famille centriste moderniste notamment Nidaa Tounes a été « sanctionnée par les urnes et qu’elle a tout perdu » à cause des « différends interminables et de l’absence de dialogue » au sein de cette famille, selon ses dires.
Cependant, elle a précisé qu’un résultat pareil n’était pas surprenant pour elle et qu’elle l’avait prédit vu « l’éparpillement, le manque de persévérance et d’éducation démocratique, la complaisance, l’arrogance et le recours aux solutions faciles » dans la famille progressiste.
« Le peuple s’est exprimé et il nous a sanctionnés parce qu’il voit que nous ne sommes pas unis. Nous ne savons ni calculer, ni travailler, ni s’aimer et il y a juste trop de haine », a ajouté Bochra Belhaj Hmida.
Interrogée sur le rôle du représentant de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi dans l’éclatement du parti, Mme Belhaj Hmida a assuré que l’échec de Nidaa Tounes était « inévitable car certaines personnes ont tenté de le contrôler au service de leurs intérêts ».
Elle a, toutefois, nié toute intention qu’aurait pu avoir le chef de l’Etat défunt, Béji Caïd Essebsi de léguer le pouvoir à son fils Hafedh se contentant de dire qu’il a été « renforcé par certaines personnes de l’intérieur du parti ».
B.L










