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Abdellatif Mekki : Ennahdha n’est pas le porte-parole de Qalb Tounes !

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    Abdellatif Mekki, dirigeant d’Ennahdha et nommé ministre de la Santé dans le gouvernement d’Elyes Fakhfakh, était l’invité de Khouloud Mabrouk, ce vendredi 21 février 2020, sur les ondes de IFM.

    Lors de son passage à l’émission « Dkika 90 », réalisée en partenariat avec Business News, représenté par Nizar Bahloul, et Leaders, représenté par Docteur Amel Ben Saïd avec pour invité Iheb Chaouech de la Télévision tunisienne, Abdellatif Mekki est revenu sur les revirements de son parti concernant notamment le processus de formation du nouveau gouvernement. 

    Il a aussi abordé la question de la participation du parti de Nabil Karoui, Qalb Tounes, soulignant qu’Ennahdha a œuvré à garantir au nouveau gouvernement un périmètre politique lui permettant d’engager les réformes nécessaires.

     

    « Il ne s’agissait pas de Qalb Tounes, dont Ennahdha n\’est pas le porte-parole, mais de tout autre bloc qui permettrait d’élargir la base politique du gouvernement. On parle notamment du bloc de la réforme nationale ou encore d’Al Karama. Pour ce qui est du revirement, les urnes ont parlé et Qalb Tounes est aujourd’hui représenté au Parlement, nous sommes donc tenus de composer avec ce parti dont tous les députés ne sont pas accusés de corruption. Le vrai problème est l’instrumentalisation de l’associatif à des fins politiques, point sur lequel Qalb Tounes aurait pu s’excuser d’ailleurs. Sinon, nous avons fourni des efforts pour que le parti soit concerné par les concertations en vue de la formation du gouvernement mais des réunions ont eu lieu, Nabil Karoui est sorti pour dire que son parti n’allait pas faire partie du gouvernement pour venir déplorer par la suite qu’on ne l’ait pas consulté » a-t-il déclaré.

     

    Intérrogé par Nizar Bahloul sur les plans attribués à Ennahdha concernant le retrait de confiance du gouvernement de Youssef Chahed ou encore le dessein de faire tomber d’ici la fin de l’été le gouvernement d’Elyes Fakhfakh, Abdellatif Mekki a affirmé qu’il n’en est rien.

    « Les organismes nationaux sont intervenus pour apaiser les esprits et jouer le rôle de modérateurs. Nous avons tenu à élargir le périmètre politique des concertations et Elyes Fakhfakh a répondu à cette exigence. Nous respectons Kaïs Saïed et sommes prêts à lui fournir le soutien qu’il faut afin qu’il puisse mener à bien sa mission, nous ne voulions pas faire entrer le pays dans la tourmente des interprétations de la Constitution, si nous avons parlé d’élections anticipées c’était pour alimenter le débat. Le projet de révision du seuil électoral a été lancé pour répondre à un scénario mais cela ne veut pas dire que c’est celui que nous voulons » a-t-il expliqué.

     

    Abdellatif Mekki a souligné que la relation entre le chef d’Ennahdha et le président de la République est cordiale et amicale, précisant qu’Ennahdha n’a jamais brandi la carte de la dissolution du Parlement pour faire pression sur Elyes Fakhfakh.  

     « Ce n’est pas Ennahdha qui a parlé de la dissolution du Parlement, c’est plutôt le président qui a évoqué le sujet lors d’une rencontre avec Rached Ghannouchi qui en parlé au conseil de la Choura. Sinon, pour le 26 février prochain, plénière consacrée au vote de confiance, nous pensons que la base politique est garantie mais les concertations continuent pour l’élargir et convaincre d’autres blocs. Certains pourraient même soutenir certains projets sur lesquels ils s’entendent avec le nouveau gouvernement » a-t-il ajouté.

     

    M. Mekki a estimé que le nouveau gouvernement d’Elyes Fakhfakh comporte des personnalités qui ont déjà eu à collaborer du temps de la Troïka et que cela facilitera la coordination entre les membres de l’équipe gouvernementale, précisant que cela ne veut pas dire que ce gouvernement est un remake de la Troïka. « Je pense que le rendement sera positif, il y a aura débat et surement aussi quelques différends mais la machine est huilée » a-t-il confié.

     

    Sur son retour à la tête du ministère de la Santé, le dirigeant d’Ennahdha a indiqué que les médecins qui ne sont pas heureux de sa nomination ont un problème idéologique avec lui ou ne veulent pas que les réformes soient engagées dans le secteur.

     

    Il a enfin précisé que le dialogue sociétal engagé en 2012 sera l’une des bases de son programme pour la réforme du secteur de la santé. « Ce serait un signe divin que je sois celui qui a lancé le débat et celui qui en amorce le couronnement » a-t-il lancé.

     

     

    M.B.Z

     

     

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