« Le PDL dérange et son bloc parlementaire est visé » a réitéré ce mercredi 4 mars 2020 la présidente du parti, Abir Moussi lors d’une conférence de presse donnée cet après-midi.
Abir Moussi a souligné que le PDL, seul parti qui a refusé de courber l’échine ou encore de prendre part à un quelconque gouvernement, est la cible d’une campagne de diffamation qui a pour seul objectif de le faire plier.
« Tout le monde connait et peut vérifier l’implication des députés du PDL dans leur travail, au sein du Parlement et des commissions parlementaires. Nous avons élaboré un calendrier pour la commission de l\’énergie et nous l\’appliquons. Nous avons entamé des visites sur terrain, nous avons tenu des réunions, lancé des débats et cela a beaucoup dérangé ceux qui ont pour fonds de commerce « où est le pétrole » et leur plan est clair : semer le chaos dans la commission de l’industrie et diffamer la présidente de la commission » a-t-elle expliqué.
Abir Moussi a ensuite précisé qu’à chaque intervention de sa part, un groupe de députés est mobilisé pour l’attaquer et que cela crée ensuite une pagaille sous l’hémicycle.
La présidente du PDL a, en outre, souligné que son parti est prêt à affronter la guerre qu’on lui mène et que les récentes attaques qu’elle subit ont pour source son discours à l’ARP où elle évoque la nécessité d’interdire les partis politiques à connotation religieuse.
« Leur réaction n\’a pas tardé, on nous a traité d’ennemis de la religion et personne n’a réagi alors qu’on nous traitait de mécréants et qu’on justifiait l’apostasie. Pire encore, après que nous ayons quitté la salle, l’épouse du ministre de la Réforme administrative a poursuivi les attaques à notre encontre mais aussi à l’encontre de l’administration qui a fait un rapport fidèle de la visite au champ Nawara. Nous avons dénoncé ce matin ces agissements et nous soutenons qu’aujourd’hui les rangs sont clairs. Soit on défend la patrie, soit on est avec les organisations étrangères qui ont des relations avec le terrorisme international » a-t-elle ajouté à l’encontre de la députée Attayar Samia Abbou.
Mme Moussi a enfin eu ces mots : « Nous vous avions prévenus, oubliez les passages en force ! Nous ignorer, vous pouvez aussi oublier et nous insulter sans qu’on réagisse, oubliez également ! Nous sommes plus unis que jamais et le bloc du PDL va très bien. Si nous crions c’est parce qu’on veut nous empêcher de parler mais nos gorges se portent bien ! »
« Nous allons déposer une plainte pénale contre les députés Al Karama qui nous ont traités de mécréants en direct, mais aussi contre Habib Khedher qui nous a agressés physiquement alors que nous nous trouvions devant le bureau de la présidence de l’ARP. Nous appelons la présidence de la République à condamner officiellement le discours takfiriste et à donner des directives pour serrer l’étau autour des terroristes qui profèrent des menaces à l’encontre des personnalités politiques » a-t-elle conclu.
M.B.Z










