Les syndicats des médias confisqués (Shems FM, Dar Assabah, Cactus Prod et Zitouna FM) sous l’égide du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et du syndicat général de l\’information relevant de l\’UGTT, ont organisé une conférence de presse le 5 mars 2020 pour attirer l\’attention sur la situation de leurs entreprises.
Zied Dabbar, membre du bureau exécutif du SNJT, a expliqué que les employés appuyés par leurs syndicats useront de tous les moyens légaux pour obtenir leurs droits, que ce soit par des grèves ouvertes, sit-in ouverts ou même des grèves de la faim.
Pour lui, la situation est explosive et ne touche pas uniquement les sociétés confisquées mais les médias publics en général, et ceci à cause de l’absence totale de l’Etat et ses institutions, en relation avec les médias, évoquant une multitude de conventions signées avec les autorités de tutelle ces dernières années et qui n’ont pas été respectées.
Mohamed Saïdi, secrétaire général du syndicat général de l\’information, a affirmé que ces institutions sont en train de souffrir depuis 9 ans et qu’elles sont en quelque sorte sanctionnées.
Il a appelé le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh à accorder aux médias confisqués l’importance nécessaire et de trouver les solutions adéquates, car tout dépend de la volonté politique. Il a réclamé de retirer le dossier de vente de ces sociétés d’Al Karama Holding et de le laisser au ministère des Finances, estimant que l’échec de vente est dû à certains agendas politiques.
Les syndicats de base ont dénoncé, pour leur part, une mauvaise gestion, des malversations et un détournement de fonds dont sont victimes les médias confisqués. Ils ont aussi dénoncé les mauvaises conditions de travail outre leur privation des moindres de leurs droits, leurs salaires et primes.
I.N










