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Le coup de gueule de Majdouline Cherni

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    L’ancienne ministre Majdouline Cherni et sœur du martyr de la Garde nationale Socrate, a poussé un coup de gueule contre tous ceux qui justifient le terrorisme. Dans son statut publié sur les réseaux sociaux, samedi 7 mars 2020, Majdouline Cherni a fustigé le chef du bloc parlementaire d’Al Karama Seif Eddine Makhlouf. Ce dernier avait confirmé hier qu’il a été l’avocat l’un des kamikazes ayant commis l’attentat-suicide contre une patrouille sécuritaire positionnée près de l’ambassade américaine.

    « Il n’a pas pu qualifier ses amis de terroristes ! Il a dit je suis l’avocat de l’un des jeunes ! Il a ajouté que ce n’était pas de la faute du jeune, qu’il était une victime quand il a été emprisonné pour un post sur les réseaux sociaux, que les sécuritaires et la direction des prisons sont responsables, qu’il en avait gros sur le cœur et que c’est pour cela qu’il s’est donné la mort ! », s’est exclamée l’ancienne ministre, en joignant le texte de Seif Eddine Makhlouf à son commentaire.

     

    Majdouline Cherni renchérit en soulignant qu’adopter une idéologie extrémiste et terroriste est un crime, que rédiger un statut faisant l’apologie des organisations terroristes, avec des incitations à la violence contre les sécuritaires et l’Etat, est un crime. Elle précise que le soft crime est très dangereux « le terrorisme ce n’est pas seulement tenir une arme contre quelqu’un. C’est toute une idéologie qui ne croit pas en l’Etat, qui se construit autour du takfirisme et d’une vindicte à l’encontre des forces armées ». Elle affirme ainsi que l’actuelle Assemblée des représentants du peuple est le parfait exemple de cette idéologie extrémiste.

     

    Par ailleurs, elle a interpellé le procureur de la République près du Tribunal de première instance de Tunis, seul compétent pour déclencher l’action publique relative aux infractions terroristes. Majdouline Cherni a rappelé les dispositions de l’article 14 de la loi antiterroriste qui inclut dans les infractions terroristes « les accusations d’apostasie et en faire appel et l’incitation à la haine entre les doctrines et les religions et en faire l’apologie ».

    Majdouline Cherni a conclu sur ces termes : « Malheureusement, plusieurs de nos politiques s’attaquent publiquement à nos forces armées et nous présentent les terroristes comme étant des victimes. Déclencher une action publique est un devoir ! ».

     

     

    I.L

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