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Injures matinales de Seïf Eddine Makhlouf à l’encontre de Mourad Zeghidi

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     C’est une manie, c’est même une seconde nature chez certains élus d’El Karama, et particulièrement leur chef Seïf Eddine Makhlouf, injurier voire menacer, tous ceux qui osent émettre une opinion contraire à la leur et défendant une idéologie différente de la leur.

    A l’instar de plusieurs autres journalistes et médias, Mourad Zeghidi a essuyé ce matin du mercredi 25 mars 2020 les basses injures de l’élu (capture ci-dessous) quelques minutes à peine après sa chronique radiophonique quotidienne sur IFM.

    Dans son post Facebook, Seïf Eddine Makhlouf qualifie Mourad Zeghidi de plusieurs noms d’oiseaux et traite les syndicalistes de l’UGTT des clochards de l’Union de Ben Ali. Ben Ali qui a quitté le pouvoir depuis janvier 2011 et qui continue à hanter celui qui est à l’assemblée.

     

     

    Mettant Zeghidi dans le même sac que les journalistes et les dirigeants de gauche (le chroniqueur appartenant à une grande famille de militants de gauche qui se sont bien opposés à Ben Ali), Makhlouf a sorti toute sa haine contre ces deux « ennemis idéologiques » : « Je vous jure que vous ne serez jamais des hommes, je vous jure que vous ne serez jamais blancs, vos cœurs sont morts depuis belle lurette ». Il a achevé son post haineux par des # « plus virils que virils ».

     

    Qu’a dit Mourad Zeghidi dans sa chronique pour justifier toute cette haine ? Le chroniqueur s’est érigé contre la violence qu’a subie hier l’élu d’El Karama Mohamed Affes et contre toute forme de violence. Il a même défendu la présence de Mohamed Affes dans la fameuse commission médicale à Sfax (là où il aurait été agressé par des syndicalistes d’après ses dires) en sa qualité d’élu, en sa qualité de médecin et en sa qualité d’originaire de Sfax. Le chroniqueur a dit et répété cela plus d’une fois.

    Ce qui a déplu à Makhlouf, c’est le lien établi par Mourad Zeghidi entre Karama et les LPR qui ont agressé en 2012 plusieurs membres de l’UGTT. Un lien pour montrer qu’El Karama est à l’origine de la violence que nous observons actuellement dans le paysage politico-médiatique. Le post Facebook de Seïf Eddine Makhlouf de ce matin n’en est qu’une preuve supplémentaire de cette violence et Mourad Zeghidi est loin d’être le seul et unique journaliste à subir cette violence. Encore heureux qu’il n’ait pas subi de menaces comme d’autres confrères.

    On note au passage que l’UGTT a démenti catégoriquement être à l’origine de l’agression subie par Mohamed Affes en l’accusant de chercher à faire le buzz.

     

    Pour rappel, ce qu’a fait Seïf Eddine Makhlouf ce matin tombe sous les articles 12, 13 et 14 du décret-loi 115 relatif à la presse. Il expose l’élu aux dispositions de l’article 123 du code pénal, puisque Mourad Zeghidi est considéré par la loi comme étant un journaliste exerçant ses fonctions et tout outrage à son encontre est considéré comme étant un outrage à un fonctionnaire public ou assimilé. Sauf que Seïf Eddine Makhlouf est au-dessus de la loi et bénéficie de son immunité parlementaire. Il a injurié il y a quelques mois un procureur de la République, il a été condamné par contumace à de la prison ferme, mais il a continué à jouir de sa liberté après s’être opposé au jugement. Aucune date n’a été fixée pour un nouveau procès. Il a subi un redressement fiscal, mais il a continué à exercer normalement, poussant même le culot à s’attaquer à toutes les personnes (celles qui ne partagent pas son opinion bien entendu) qui volent l’Etat et à qui il faut déclarer la guerre.

     

    R.B.H



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