En réponse au discours du président de la République Kaïs Saïed du lundi 11 mai 2020 lors de sa visite à Kébili, le député de la Coalition Karama, Seif Eddine Makhlouf a estimé que le contenu du discours était « dangereux » et laissait la porte ouverte à « la violence et la rébellion contre les institutions de l\’État au nom de la légitimité ».
Le représentant de la Coalition Karama, qui avait fortement soutenu la candidature de Kaïs Saïed à la présidentielle allant même jusqu’à utiliser son image pour sa propre campagne, a exprimé sa surprise par rapport au discours du président. Il a affirmé que les propos de Kaïs Saïed n’étaient pas appropriés dans un contexte d’inauguration d’un hôpital.
Lors de son intervention à la plénière aujourd’hui mardi 12 mai 2020, Seif Eddine Makhlouf a lancé « un dernier avertissement » au président de la République avant d’appeler « au retrait de sa légitimité ».
Hier, pendant son discours à Kébili, le président de la République Kaïs Saïed a critiqué l’amendement du règlement intérieur du Parlement, notamment l’article 45, stipulant que tout député qui démissionne de son parti perd automatiquement son siège. « Cet amendement qui constitue une grave violation de la constitution. C’est une maladie constitutionnelle, plus grave que la pandémie du Covid-19 », a-t-il dit.
Le président de la République a aussi posé les questions : « Où sont passés les financements injectés dans les campagnes électorales ? Où sont les milliards ? Où est l’argent du peuple spolié durant des décennies ? La réconciliation doit se faire avec le peuple tunisien et non pas les parties qui concluent des marchés pour définir avec qui on doit se réconcilier ».
R.A










