Intervenu dans l’émission Expresso Weekend du dimanche 17 mai 2020 sur les ondes d’Express FM, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Néji Bghouri est revenu sur le clash entre l’élu d’Al Karama, Seifeddine Makhlouf et le chroniqueur, Haithem Mekki sur le plateau de Midi Show du vendredi 15 mai sur Mosaïque FM.
Néji Bghouri a qualifié d’inconcevables les insultes proférées par Seifeddine Makhlouf contre Haythem Mekki affirmant que ce dernier n’était pas fautif aux yeux du Syndicat.
Seifeddine Makhlouf s’est insurgé contre les propos du chroniqueur ayant indiqué que la coalition Al Karama faisait le sale boulot d’Ennahdha. Estimant qu’il a été insulté, il a insulté à son tour Haythem Mekki le traitant de « chien » et de « vendu ».
Le président du Syndicat a signalé qu’en réagissant de la sorte, le député avait souhaité se faire justice lui-même. « C’est du banditisme (…) Imaginons que ce député devienne un jour ministre de l’Intérieur, il pourrait liquider lui-même le journaliste et sur le plateau ! », s’est-il indigné.
Il a, par ailleurs, souligné que le député ne reconnaissait ni la justice ni le caractère civil de l’Etat tunisien.
Au sujet de l’initiative législative d’Al Karama pour amender le décret-loi 116 portant sur la création de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica), le président du SNJT a réitéré que ce projet aurait pour but de faire main basse sur le secteur.
« En supprimant les licences pour la création de stations radio et de chaînes de télévision, la Haica devient une simple boîte postale et un bureau d’ordre ! Des pages Facebook qui aujourd’hui promeuvent un discours haineux et incitent à la violence pourraient devenir des chaînes TV», a-t-il avancé.
Néji Bghouri a également condamné la proposition d’amendement sur le renouvellement de la composition de la Haica à travers l’élection de ses neuf membres par le Parlement à la majorité des voix.
« La coalition Al Karama, bras droit d’Ennahdha, et Qalb Tounes sont majoritaires au Parlement, on pourrait donc voir des gens de la Ligue de protection de la révolution et de chez Nabil Karoui à la Haica », a-t-il averti.
Concernant les aides de l’Etat au profit des médias en difficulté, le président du SNJT a rappelé que l’Etat se devait de préserver la diversité du paysage médiatique en apportant un soutien financier.
Il a, toutefois, noté que les médias devaient, tout de même, faire preuve de bonnes intentions, s’exprimer sur leur volonté de régulariser leurs impayés auprès de l\’Office national de la télédiffusion (ONT), respecter le Code du travail et les dispositions des conventions collectives et travailler dans le respect du Code d’éthique et de déontologie du métier.
N.J










