La Fédération générale de l\’information, relevant de l\’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a appelé, lundi 18 mai 2020, les médias tunisiens à boycotter la Coalition parlementaire Al-Karama, en réaction aux insultes proférées par son porte-parole, Seifeddine Makhlouf, à l’encontre du chroniquer Haithem El Mekki.
Sur le plateau de Midi Show du vendredi 15 mai sur Mosaïque FM, Makhlouf s’est insurgé contre les propos du chroniqueur ayant indiqué que la coalition Al-Karama faisait le sale boulot d’Ennahdha. Estimant qu’il a été insulté, il a insulté à son tour Haithem El Mekki le traitant de « chien » et de « vendu ».
Depuis, le chroniqueur fait l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent menée par les députés et les sympathisants Al Karama sur les réseaux sociaux.
La fédération a exprimé, dans un communiqué, son soutien au chroniquer, aux politiciens et syndicalistes ayant fait l’objet d’incitation à la haine et de violence verbale.
« Ces agissements ne sont guère étrangères à une faction née des cendres de la Ligue de protection de la révolution (LPR) connue pour sa violence et son appui au terrorisme (…) », a affirmé la Fédération générale de l’information.
Elle a, également, saisi l’occasion, pour dénoncer l’initiative législative d’Al-Karama visant à renouveler la composition de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) et la suppression des licences pour la création de chaînes Tv et stations radio.
La Fédération a ajouté qu’elle ne comptait pas rester les bras croisés face à de telles attaques et a invité les autorités judiciaires à poursuivre les instigateurs de la violence.
Elle a, par ailleurs, réitéré ses appels à lancer un dialogue national sur le secteur des médias et les droits des journalistes.
N.J










