Les députés d’Ennahdha sont montés d’un cran dans la défense de leur chef, Rached Ghannouchi, devant ce qu\’ils considérent comme une campagne orchestrée pour lui porter atteinte.
La page Facebook du parti a été inondée de textes, parfois poétiques, pour défendre l’honneur du cheikh accusé de s’être frauduleusement constitué un patrimoine en Tunisie.
Une pétition a, rappelons-le, été lancée sur les réseaux sociaux, exigeant l’audit de la fortune de Rached Ghannouchi. Des appels auxquels le porte parole du parti et la députée Yamina Zoghlami ont réagi en assurant que le leader du parti Ennahdha ne possédait que son domicile sis à Ben Arous et un véhicule de moyenne gamme.
Le clou du spectacle de cette parade de soutien à Ghannouchi a été assuré par le membre du bureau exécutif du parti, Mohamed Khalil Baroumi avec une apparition sur la chaîne Al Hiwar.
« Ses écrits et ses 50 ans de militantisme pour instaurer la liberté et la démocratie en Tunisie sont la vraie richesse de Rached Ghannouchi », a-t-il écrit sur Facebook en résumé de son interview télévisée.

Ameur Laârayedh s’est, lui, lancé dans une succession d’interrogations dénonçant un complot international. « Insulter Ennahdha n’est pas n’a rien d’héroïque. A ceux qui diffusent insultes et diffamations, demandez-leur :
– Est ce qu’insulter le professeur Ghannouchi peut faire avancer le pays ?
– Est ce que cela peut être un programme ?
– Est ce que cela est bénéfique aux gens ?
– Est ce que cela permet d’offrir des emplois ?
– Quel est l’intérêt de la Tunisie dans une campagne menée par des pays étrangers et des organisations internationales connus pour leur hostilité à la révolution tunisienne et leurs rôles suspects ?
– N’est-il pas honteux de prendre part à une campagne de diffamation extérieure ?! », a-t-il posté sur la page Facebook de son parti.

Ajmi Lourimi s’est montré plus pragmatique. « La Banque centrale, les présidents de la Républiques et les chefs des gouvernements précédents, peuvent-ils nous éclairer sur le rôle qu’a joué le professeur Rached Ghannouchi pour remplir les caisses de l’Etat, apporter des investissements et fournir comme garanties sa propre personne et son parti afin que les pays amis arabes et musulmans puissent continuer à financer l’économie tunisienne ? », a-t-il demandé.
« Son poids politique, sa crédibilité internationale et le rôle emblématique qu’il a joué dans les révolutions du printemps arabe, la transition démocratique et la résolution des crises régionales sont la vraie richesse de Rached Ghannouchi. Une richesse dont il n’a gardé aucun sou (…) », a-t-il conclu.

N.J










