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Samir Taïeb : Rached Ghannouchi s’est accaparé une prérogative présidentielle

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    L\’ancien ministre de l\’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, et leader de Tayha Tounes, Samir Taïeb, a été l’invité de Midi Show du 22 mai, sur Mosaïque FM. 

     

    Il a affirmé que le président du Parlement, Rached Ghannouchi s’était accaparé une prérogative présidentielle, faisant ainsi référence aux relations extérieures du leader du parti Ennahdha, notamment avec le chef du gouvernement turc, Recep Tayyip Erdogan et le chef du Conseil présidentiel du gouvernement libyen d\’entente nationale, Fayez al-Sarraj.  « La politique étrangère est du ressort du président de la République » a-t-il déclaré non sans noter sa surprise face au silence de Kaïs Saïd.  « La présidence du Parlement n’est pas une institution et Ghannouchi a violé la Constitution », a-t-il lancé. 

     

    Il a ajouté que Kaïs Saïd aurait dû intervenir d’abord pour faire valoir ses droits de chef de l’Etat mais aussi pour exercer son devoir de protecteur de la Constitution conformément aux dispositions de l’article 72 qui stipule : « Le Président de la République est le Chef de l\’Etat et le symbole de son unité. Il garantit son indépendance et sa continuité et veille au respect de la Constitution ».

    « En l’absence d’une Cour constitutionnelle, c’est au président de la République d’intervenir pour stopper cette dérive au sein du Parlement. Je l’exhorte donc à y mettre fin », a avancé Samir Taïeb.

     

    Il a souligné, par ailleurs, que le système politique actuel avait défini avec précision et sans laisser place à la confusion les compétences des trois présidences.  « Le problème n’est ni dans le régime politique actuel, ni dans la Constitution. Le problème est dans la loi électorale, dans le Code des partis politiques et la classe politique », a-t-il soutenu.

     

    Bettaieb a expliqué que la crise actuelle était due, d’une part, à la loi électorale de 2011 élaborée sur mesure pour élire l’Assemblée constituante mais qui a été, ensuite, gardée par Ennahdha pour les élections de 2014 et 2019, et d’autre part, à la fragilité des partis politiques et la représentativité partisane. 

    Citant comme exemple l’Italie, il a affirmé qu’adopter un modèle de scrutin proportionnel avec une prime majoritaire pourrait résoudre le problème de la représentativité partisane au Parlement.  

     

    N.J

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