Une liste de noms de magistrats proposés pour révocation a circulé sur les réseaux sociaux, suite à quoi le Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) a contacté la ministre de la Justice pour connaitre la vérité. Cette dernière a affirmé qu’il s’agit de rumeurs sans fondement et qu’elle oeuvre pour l’application de la loi.
Interrogé sur les rumeurs qui disent que le ministre d’Etat auprès du chef du gouvernement chargé de la Fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption a demandé les dossiers disciplinaires de certains magistrats, la ministre a formellement démenti indiquant qu’elle n’a pas reçu de demande de la sorte. Elle a assuré son engagement à appliquer la loi et à ne pas répondre à ce genre de demandes.
Le SMT a également contacté la présidente du Conseil de l\’ordre judiciaire qui a aussi démenti la véracité des faits et de soutenir que le conseil est le seul habilité à examiner les dossiers disciplinaires des magistrats. Cette dernière a précisé que deux séances disciplinaires de certains magistrats sont prévues les 3 et 4 juin prochain.
Le syndicat estime que ces rumeurs visent à créer de la confusion, le chaos et la discorde entre les structures de l\’Etat représentées par le Conseil de l\’ordre judiciaire et le ministère de la Justice, l’objectif étant de porter atteinte à la crédibilité du pouvoir judiciaire, d’émietter l\’Etat et d\’intimider les juges en portant atteinte à leur moral et leur prestige. Il a rappelé que personne n’est au-dessus de la loi et que rendre des comptes ne signifie pas violer les principes juridiques, violer la constitution et outre passer les institutions de l\’Etat, diffamer les magistrats et porter atteinte à leur dignité. Il a souligné qu’il luttera contre ces actes qui constituent des crimes.
La SMT a indiqué qu’elle portera plainte contre tous ceux qui sont derrière ces rumeurs et réserve le droit des collègues inclus dans cette liste d’engager des poursuites judicaires et de rétablir leur réputation.
I.N










