Le membre du Bureau exécutif et chargé de la communication du mouvement Ennahdha, Khalil Baroumi est revenu, mardi 26 mai, sur ce que le parti à qualifié de campagnes de diffamation visant plusieurs figures nahdhaouies et, en particulier, le président du Parlement, Rached Ghannouchi.
Qualifiant Rached Ghannouchi de « personnalité exceptionnelle », il a estimé que le pays devrait tirer profit de l’expérience politique riche du leader d’Ennahdha connu, notamment, pour son influence internationale.
Il a précisé, dans ce sens, que la relation qu’entretient Rached Ghannouchi avec le chef du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez al-Sarraj, remontait à l’époque de l’exil du leader d’Ennahdha.
Au sujet de la campagne de diffamation visant Rached Ghannouchi, il a soutenu que ces campagnes avaient pris différentes formes mais leur but restait le même : porter atteinte à la démocratie.
« Le statut de Rached Ghannouchi – une composante importante de l’Etat – dérange et en a fait une cible », a-t-il avancé.
Interpellé sur la capacité du leader d’Ennahdha de remplir son rôle en tant que chef politique et président du Parlement, Khalil Baroumi a signalé que Rached Ghannouchi assumait pleinement ses deux rôles rappelant que l’ancien président de la République, feu Béji Caïd Essebsi, s’était beaucoup consacré aux conflits au sein de Nidaa Tounes.
« Ce n’est pas nouveau en Tunisie, mais la politique de deux poids deux mesures l’emporte. Dès qu’il s’agit d’Ennahdha, tout devient matière à discuter », a-t-il noté.
Revenu sur les accusations de dépassement de prérogative qui pèse contre Rached Ghannouchi, Khalil Baraoumi a affirmé que le concept de diplomatie parlementaire existait et que son parti s’inspirait des expériences démocratiques et parlementaires étrangères assurant que mêmes les députés pourraient jouer un rôle dans la politique étrangère.
Concernant les conflits au sein d’Ennahdha, il a fait savoir que le parti se portait mieux que d’autres partis politiques en Tunisie soulignant qu’en tant que membre il était fier d’avoir pu assister à deux congrès, symbole de démocratie au sein d’Ennahdha.
N.J










