Dans un post Facebook publié hier après-midi sur sa page, le député Seïf Eddine Makhlouf a déclaré ne plus avoir confiance en la justice. La raison ? La sixième chambre près du Tribunal de première instance de Tunis a laissé en état de liberté une personne contre qui il a déposé plainte. Cette personne, d’après lui, aurait porté atteinte à son honneur et à sa réputation et il est traduit devant la justice sur la base de trois chefs d’accusation encourant une peine de trois ans de prison au minimum. En fait, le chef du bloc parlementaire Al Karama évoque sans le nommer Mohamed Hentati, contre qui il avait porté plainte.
Seïf Eddine Makhlouf en veut à la 6ème chambre, mais aussi au parquet qui n’a pas émis de mandat de dépôt contre cette personne et aux parties qui le protègent et l’ayant poussé à s’attaquer à lui.
Ce qui est curieux, c’est que le même Seïf Eddine Makhlouf a applaudi la même justice quand elle a émis des mandats de dépôt contre les syndicalistes de Sfax qui auraient agressé son camarade d’El Karama Mohamed Affes. Il n’a rien dit, non plus, sur la justice qui a laissé libres ses deux autres amis, Rached Khiari et Maher Zid, élus comme lui sur les listes d’El Karama et condamnés à de la prison ferme. Lui-même a été condamné à de la prison ferme, avant qu’il ne fasse opposition, dans son affaire relative aux agressions verbales contre le procureur de Sidi Bouzid… Pourtant il a été laissé libre par ce même tribunal de première instance de Tunis.
R.B.H











