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Nabil Hajji : Attayar n’est le pare-choc d’aucun parti, il est le moteur du pays !

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    Le député du bloc Démocrate Nabil Hajji (Attayar), invité de Midi Show du vendredi 5 juin sur Mosaïque FM, est revenu sur le refus de son parti de voter la Déclaration du Parlement tunisien sur l’ingérence étrangère en Libye.

    Proposée par le bloc parlementaire du Parti destourien libre (PDL), cette déclaration a été rejetée dans la soirée de mercredi 3 juin, le quorum n’étant pas atteint (109 voix). Elle a, pour rappel, récolté 94 voix pour, 68 contre et 7 abstentions d\’après les résultats de vote. 

     

    Seuls quinze députés du bloc Démocrate ont voté pour cette déclaration. Les 24 autres députés, dont 22 d’Attayar, n’ont pas voté. Ce choix a laissé entendre qu’Attayar s’était positionné en pare-choc pour le parti Ennahdha et son chef Rached Ghannouchi, visé par cette motion.

    « Depuis sa création Attayar s’est promis de ne pas être le pare-choc de qui que ce soit. Notre projet est d’être le moteur de ce pays », a déclaré Nabil Hajji.

     

    Le dernier entretien du président du Parlement avec le chef du conseil présidentiel du gouvernement d’entente libyen, Fayez Al-Sarraj – qualifié de dépassement – était, en effet, à l’origine de la motion présentée par le PDL pour pousser l’Assemblée des représentants du peuple à s’en tenir à la position officielle de la Tunisie, celle de neutralité vis à vis de toutes les parties au conflit libyen et rejeter, par la même occasion, toute intervention militaire étrangère sur le sol libyen. 

    Pour expliquer le refus de son parti de voter la déclaration élaborée par le PDL, Nabil Hajji a indiqué qu’Attayar avait jugé contradictoire le fait de présenter une motion sur le rejet de l’intervention militaire étrangère en Libye alors que le document ne faisait mention que de deux pays uniquement, soit l’axe de soutien au leader de l’Ouest: la Turquie et le Qatar.

    « C’est de la roublardise politique », a lancé Nabil Hajji.

    Les acteurs externes impliqués dans le conflit libyen sont multiples : d’un côté, la Turquie et le Qatar qui soutiennent le gouvernement de Fayez Al-Sarraj reconnu par la communauté internationale et de l’autre, les Emirats arabes unis qui appuient Khalifa Haftar replié à l’est du pays.

    Interpellé sur un éventuel rapprochement entre Attayar et le PDL, le député a rejeté catégoriquement tout projet de contiguïté entre ces deux partis.

    «Nous ne sommes hostiles à personne, mais le jour où Attayar se rapproche du PDL, je démissionnerai. Cela dit, si un jour le PDL présente un projet pouvant servir l’intérêt des Tunisiens, nous n’hésiterons pas à voter pour, car nous aurons ainsi voté pour la Tunisie et non pour le PDL », a-t-il affirmé.

     

     

    N.J.

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