L’Etat de non droit commence à « s’institutionnaliser » petit à petit. Après Rached Ghannouchi qui donne une interview sur une chaîne non autorisée par l’autorité de tutelle, c’est au tour d’on ne sait quel organisme d’Etat de faciliter la tâche à la Radio du Coran d’émettre sur la ville de Sfax.
Cette radio émet déjà depuis des années sur le Grand Tunis, au grand dam de la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica). Grâce à elle, son fondateur Saïd Jaziri a pu décrocher un poste de député à l’Assemblée. La Haica a ordonné son interdiction, mais elle n’a pas réussi à faire exécuter ses ordres par l’autorité judiciaire. Il y a quelque temps, Saïd Jaziri a essayé de mettre en place ses antennes pour entamer l’émission sur Sfax, mais il a été empêché. Surprise, il a réussi au grand dam de la Haica et de l’Etat à les placer. A la Haica, on s’interroge qui a facilité à cette radio sans licence le placement de ses antennes, est-ce la Steg, est-ce Tunisie Telecom ou est-ce l’Agence nationale des fréquences ?
Sachant que la réglementation tunisienne en matière des fréquences est stricte et la violation de cette réglementation est de l’ordre du pénal. En dépit de cela, Saïd Jaziri continue à émettre en toute impunité profitant de la fragilité des institutions dans un premier temps puis de son immunité parlementaire maintenant. Quant à l’Etat, il est de plus en plus à la ramasse par la grâce de ses propres commis et cadres…
R.B.H.










