La liste des bourdes du président du Parlement, Rached Ghannouchi, commence à s’allonger. Après ce que les parlementaires ont qualifié de violation des normes diplomatiques en ingérence dans la politique étrangère du pays – réservée au président de la République -, le voici pris en flagrant délit de violation de la loi.
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé, jeudi 11 juin 2020 dans un communiqué, la présence de Rached Ghannouchi, sur le plateau d’une chaîne de télévision « illégale », Nessma TV.
La chaîne a, rappelons-le, diffusé une interview exclusive du président du Parlement, lundi 8 juin.
Le SNJT a condamné le choix de Rached Ghannouchi affirmant que « cela dénotait d’un manque de conscience et d\’une absence de la culture du respect de la loi ».
Le SNJT a, par ailleurs, appelé le gouvernement à assumer sa responsabilité quant au fait que certaines chaînes – dont les propriétaires seraient des partis politiques et des personnalités soupçonnées de corruption – continuaient à diffuser en toute illégalité.
Nessma TV appartient au fondateur du parti Qalb Tounes et candidat à la présidence (2019), Nabil Karoui. En avril 2019, la chaîne a été encerclée et son matériel de diffusion en direct confisqué par les forces de police sur décision de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica). Celle-ci a, elle, aussi dénoncé l’entretien de Rached Ghannouchi sur la chaîne Nessma dans un communiqué publié mercredi 10 juin 2020.
N.J.










