La décision du président de la République, Kaïs Saïed, de charger le ministre de l’Intérieur sous le gouvernement sortant d’Elyes Fakhfakh de former le nouveau gouvernement, a fait réagir plus d’un tant au niveau national qu’international, dimanche 26 juillet 2020.
Le président tunisien s’est attiré les foudres – ô combien superfétatoires – de deux présentateurs de la chaîne d’information qatarie Al Jazeera.
Depuis la petite monarchie pétrolière d’Al-Thani, Ahmed Mansoor et Faisal Al-Kasim, se sont exprimés, sur Twitter, sur le choix de Kaïs Saïed, un président qui, selon nos amis d’Al-Jazeera, « ne sait rien faire sauf parler l’arabe littéraire ».
« Quand tu votes pour un président qui ne sait rien faire sauf parler l’arabe littéraire, tu ne peux que collecter de belles paroles », a écrit Faisal Al-Kasim.
Ahmed Mansoor a retweeté la publication de son collègue et a surenchéri : « Le peuple tunisien subit choc après choc de la part du Président Kaïs Saïed, comme si choisir un président dont tu ne sais rien sauf qu’il parle arabe et ornemente ses mots pour réaliser tes ambitions, ne suffisait pas. (Recep Tayyip) Erdogan parle turc et Mahatir (Mohamed) le malais, mais ils ont su faire renaître leurs nations et réaliser les souhaits et ambitions de leurs peuples. Faut-il s’attendre à d’autres chocs ? ».
Kaïs Saïed a, rappelons-le, laissé de côté les candidats proposés par les blocs et partis politiques pour assigner à Hichem Mechich la mission de former un nouveau gouvernement après la démission d’Elyes Fakhfakh.

N.J.










