Un groupe d’enseignants de base a mené, vendredi 25 septembre 2020, des protestations devant la délégation régionale de l’éducation de Tatouine, refusant la nomination d’instituteurs originaires de Gafsa.
Ces protestations ont suscité de multiples tensions entre les instituteurs de ces deux régions. Les instituteurs nouvellement recrutés ont assuré qu’ils avaient contacté le ministère de l’Education alors qu’ils ne pouvaient pas encore commencer à travailler à cause des protestations menées par leurs collègues tatouiniens.
L’un des protestataires a indiqué, dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, que les instituteurs originaires de Gafsa avaient été empêchés d’enseigner dans les établissements scolaires de Tataouine. Ils n’ont pas reçu, selon lui, les emplois du temps sous prétexte qu’ils ne sont pas originaires de la région et le recrutement des instituteurs tataouiniens est prioritaire.
Et d’ajouter que les instituteurs de la promotion de 2019 des diplômés en éducation n’ont pas pu rencontrer le commissaire régional de l\’éducation, Ali Messadi, pour débattre de leur situation.
« Les protestations ne visent pas les instituteurs mais la décision du ministère de l’Education. Ce dernier aurait dû les recruter dans des établissements situés à leur région d’origine », dit l’un des instituteurs de remplacement originaires de Tataouine.
Le délégué régional de l\’éducation de Gafsa, Abdelaziz Aôua a assuré dans une déclaration accordée à Business News que la situation des instituteurs de Gafsa était « normale » à moins qu’il ne soit pas au courant de ce qu’il se passe actuellement à Tataouine.
Le ministère de l’Education a, de son côté, expliqué qu’il y avait un vide à combler au niveau des établissements scolaires. C’est pour cela que 143 instituteurs dont 43 sont originaires de Tataouine et cent venant d’autres régions, ont été recrutés dans ces établissements, selon Ali Messadi.
Aujourd’hui 25 septembre 2020, les instituteurs de remplacement de Gafsa ont protesté contre ce qu’ils ont considéré comme « régionalisme », demandant au ministère de les recruter dans leur ville d’origine.
I.M










