Le président du parti Al Karama Seïf Eddine Makhlouf pleurniche tout le temps contre les posts haineux à son encontre. Se rend-il compte un peu de ses propres publications qui alimentent la haine et remontent l’opinion publique contre ses hypothétiques adversaires politiques ?
Ce samedi 10 octobre 2020, il a publié une photo montée de notre confrère Hamza Belloumi avec des yeux rouges, comme s’il était le diable.

Il rebondit sur la décision de justice, en première instance, de libérer le directeur d’une école coranique qui a séquestré des enfants prétendant leur apprendre le Coran avec la bénédiction de leurs parents. L’affaire qui a eu lieu il y a plus d’un an a choqué l’opinion publique à l’époque et a été révélée dans l’émission de Hamza Belloumi, « Les Quatre vérités ». De cette affaire, on retient que plusieurs enfants logeaient, en internat, dans une maison éloignée des zones urbaines et dans laquelle on dit qu’ils apprenaient le coran avec des adolescents et des adultes. Le juge d’instruction a émis des mandats de dépôt et mis en examen le directeur de ladite école (qui n’a aucune existence légale) pour traite humaine. Cela a valu au juge des attaques directes de la part de Seïf Eddine Makhlouf, alors avocat des suspects, pour lesquelles il a été condamné à de la prison ferme en première instance. Il a échappé à la sentence grâce à l’opposition au jugement qu’il a effectué et à son nouveau statut de député.
Un an plus tard, Seïf Eddine Makhlouf revient à la charge pour épingler le journaliste dont le seul tort était de faire éclater le scandale.
A la suite de cette publication montrant Hamza Belloumi en diable, plusieurs voix se sont élevées contre cette attaque haineuse en bonne et due forme.
L’Observatoire national pour la défense du caractère civil de l’Etat a publié en début d’après-midi un long communiqué dans lequel il dénonce ce comportement assimilable à du « takfirisme » rappelant la nécessité que l’Etat soit toujours l’autorité de tutelle de l’ensemble des écoles qui se trouvent dans le pays.
R.B.H










