Le professeur au service des maladies infectieuses de l’hôpital La Rabta, Rim Abdelmalek est intervenue, ce dimanche 11 octobre 2020, sur les ondes de Jawhara Fm, pour revenir sur les photos ayant circulé sur les réseaux sociaux à propos de l’état délabré de l’hôpital de La Rabta.
Elle a tenu à expliquer, dans un premier temps, qu’il ne s’agit pas du service Covid, comme cela a été dit sur la toile, mais de l’accueil du service des urgences provisoires. « Dans ces salles, on accueille les patients pour les affecter par la suite aux services appropriés. Aujourd’hui, 90% des patients qu’on voit sur les photos sont des patients Covid. On ne cache rien c’est la réalité, ce sont les moyens dont nous disposons et nous devons faire avec ».
Rim Abdelmalek a ajouté : « Nous avons toujours dénoncé l’état déplorable du système de la santé publique, personne n’a voulu nous écouter. Vous voyez maintenant de vos propres yeux. Nous ne pouvons rien y faire. A La Rabta, nous ne refoulons pas les patients. Je préfère sauver un patient et le secourir sur un matelas par terre que de le renvoyer mourir chez lui ».
Elle a, également, indiqué qu’actuellement l’équation à résoudre étant de parvenir à un équilibre entre les patients Covid et les autres patients nécessitant une prise en charge dans les hôpitaux. « Nous avons des patients atteints du Sida, du cancer, de l’hépatite, eux aussi ont besoin d’une prise en charge. Nous devons parvenir à accueillir tout le monde. Cependant, je veux dire que les Tunisiens doivent se protéger pour éviter le Covid à travers le port des masques, l’aération des lieux et le lavage des mains. Si quelqu’un suspecte sa contamination, il doit contacter un médecin et se soigner immédiatement afin d’éviter que son état n’empire. Le système de la santé publique est délabré et nous devons lutter ensemble contre cette épidémie ».
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S.H










