Un autre jour, un autre scandale. C’est ainsi que l’on peut résumer le quotidien des Tunisiens et de leurs représentants à l’Assemblée. A chaque plénière, chaque réunion au Parlement, son lot d’altercations, d’outrages, de violence… Nos députés persistent, en effet, à faire passer leurs intérêts partisans en premier alors que le pays est à feu et à sang.
La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, son collègue d’Attayar, Mohamed Ammar, et l’ennemi juré du PDL, Seifeddine Makhlouf, ont décidé vendredi de se joindre à l’édition de cette semaine du festival des absurdités parlementaires, comme si les déclarations calamiteuses du député d’Al-Karama Mohamed Affes à l’encontre des mères célibataires, et l’agression physique dont ont été victimes les députés d’Attayar, Samia Abbou et Anouar Bechahed, n’avaient pas suffi.

Les trois députés se sont lancés dans un concours de « qui dit vrai » en diffusant sur les réseaux sociaux des captures de conversations sur WhatsApp, chacun accusant l’autre d’avoir menti au sujet de sa position vis-à-vis d’un communiqué que le Parlement devait diffuser en réaction aux dernières violences d\’ Al-Karama.

Des agissements dignes d’un télé-film à l’américaine, que les internautes tunisiens n’ont pas tardé à dénoncer et condamner compte tenu de la situation du pays. La Tunisie traverse, actuellement, une crise politico-économique inédite doublée d’une crise sanitaire due à la pandémie Covid-19.
Nous noterons que le député d\’Ennahdha, Samir Dilou, a réagi à ce scandale affirmant qu\’entre Abir Moussi et Mohamed Ammar, c\’est la version de ce dernier qu\’il croirait.
N.J.










