En ce jeudi, la Tunisie commémore le 10e anniversaire du « soulèvement » du 17 décembre 2010. Il y a dix ans à Sidi Bouzid, un vendeur ambulant s’est immolé par le feu sur la rue principale de la ville après avoir été victime d’un acharnement policier. Cet incident a déclenché un mouvement de protestations sans précédent.
Aucune commémoration officielle de l\’avènement de la révolution du 17-décembre n\’est au programme ce jeudi. Le président de la République, Kaïs Saïed, pourtant fervent défenseur des idéaux révolutionnaires, comme il aime à souligner à chaque discours, s\’est désisté cette année et a annoncé ne pas pouvoir se rendre à Sidi Bouzid, en raison d\’«engagements urgents».
Ce report de dernière minute, perçu par les habitants de la région comme étant la résultante d\’une absence de logistique et de sérieux face à un évènement d\’une telle envergure, a provoqué la colère de tous et enclenché une vague de protestations.
Le mouvement Ennahdha a publié, à l’occasion, un communiqué dans lequel il a évoqué « le rôle crucial » des institutions de l’Etat, notamment l’armée nationale, dans la protection du processus de la révolution, malgré l’assassinat de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.
Le parti a également exprimé son intransigeance quant au respect des « revendications sociales qui ont été au cœur de la révolution », ainsi que son engagement à préserver les acquis de la démocratie tunisienne.
« Gloire aux martyrs, liberté aux Tunisiens !», tel était le slogan qu\’ont choisi les partisans d\’Attayar afin de commémorer le soulèvement du 17-décembre.
I.M.










