L’Union tunisienne du travail (UGTT) a rassemblé dans l’après-midi du vendredi 18 décembre 2020 une centaine de personnes près de l\’Assemblée des représentants du peuple (ARP). L’Ugtt, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), l’association Moussawet, l’Union nationale de la femme tunisienne, les partis Attayar et Achaâb, des députés indépendants y ont, entre-autres, participé.
Le 15 décembre courant, l’UGTT avait appelé à une manifestation devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour dénoncer les violences verbales et physiques perpétrées par des députés dans l’enceinte du Parlement et défendre le caractère civil de l’Etat tunisien.
Il est à peine 15h30 les premiers manifestants arrivent. « Emploi, liberté, dignité », « Egalité, liberté, contre les rétrogrades ! » ou encore « La civilité de l’Etat, c’est la dignité du citoyen », tels étaient les slogans scandés ou écrits sur les pancartes des manifestants contre les discours rétrogrades à l’encontre des femmes et la recrudescence des violences verbales et physiques dans la sphère politique.
Parmi les slogans repris en boucle : « La dissolution du Parlement !» et « En finir avec la violence à l’encontre de la Femme ».
Présent lors de la manifestation, le député indépendant, Mongi Rahoui, a souligné que les revendications du Sit-in Irada (volonté, ndlr), observé par le bloc démocrate et des députés indépendants, étaient aussi bien politiques que sociales et économiques notamment face à la baisse du pouvoir d’achat. L’élu a soutenu que les manifestants avaient exprimé leur colère contre les parties qui « veulent détruire l’Etat !»
Les manifestants ont, également, dénoncé « la procrastination de la présidence du Parlement » dans la publication d’un communiqué visant à dénoncer la violence commise par les députés AlKarama au Parlement.
Rappelons que les députés du bloc démocrate, Anouar Bechahed, Samia Abbou et Amal Saïdi ont été agressés lundi 7 décembre courant par des députés Al Karama. L\’agression a eu lieu dans les couloirs de l\’Assemblée, après la réunion de la commission organisée en réaction aux propos misogynes tenus par l\’élu Al Karama, Mohamed Affes.
« Notre objectif, c’est mettre fin aux agressions survenues et aux discours de violence et de haine prononcés sous la coupole du Parlement », a déclaré le député Attayar, Hichem Ajbouni, au micro de Businessnews.
«Ce qui nous unis, c’est le rejet de la violence et des propos haineux tenus par les élus de la coalition de la violence et du terrorisme (Al Karama)», souligne Samir Cheffi, le secrétaire général adjoint de l’Ugtt.
Soutenant que les manifestants se sont mobilisés aujourd\’hui contre le « mutisme de la présidence du Parlement » quant à la violence et à l’extrémisme qui règnent au Parlement, Hichem Ajbouni a estimé que la dissolution de l’ARP n’était pas « la solution adéquate ». « La dissolution du Parlement sans la révision de la loi électorale et la réforme du processus électoral n’a pas de sens car les prochaines élections vont toujours aboutir aux mêmes résultats», a-t-il expliqué.
I.M.










