Le président de la commission parlementaire de la réforme administrative, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, Badreddine Gammoudi, est intervenu, mardi 22 décembre 2020, dans l\’émission « Yawm Said » sur les ondes de la Radio nationale, pour revenir sur les arrestations opérées dans le cadre de l’affaire des déchets importés d\’Italie.
Il a souligné que le dossier des déchets se posait depuis des années, impliquant plusieurs hommes d’affaires, responsables administratifs et politiciens.
« Le réseau de corruption concernant l’affaire des déchets en Tunisie est toujours présent. Et nombreuses sont les entreprises implantées en Tunisie ou à l’étranger qui en profitent », a-t-il lancé.
Et de préciser : « Ce système dispose de racines, d’un pouvoir et d’un soutien politique. Celui-ci est protégé par des hommes d’affaires et des politiciens. Il dépasse le ministre et les responsables arrêtés »
Dans ce sens, M. Gammoudi a indiqué que l’ancien ministre des Affaires locales et de l\’Environnement dans le gouvernement Youssef Chahed, Mokhtar Hammami devrait faire l’objet d’investigations afin de déterminer les responsabilités.
« Le dossier remonte à 2005 en toute absence du suivi pour mettre fin à l’exploitation de l’argent public. Cela dit, la justice tranchera et les magistrats peuvent aller plus loin et lever le voile sur ce réseau dont les racines s’étendent au ministère de l’Environnement », a-t-il conclu.
Au sujet de l’affaire Elyes Fakhfakh, Badreddine Gammoudi a fait savoir qu’en janvier, une séance d’audition de la société en question est prévue afin de publier le rapport final mené par la commission auprès de l’opinion publique.
I.M.










