Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La BCT maintient le taux d’intérêt directeur inchangé

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

 

Le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) est maintenu inchangé à 6,25%. C’est ce qu’a décidé le Conseil d\’administration de la BCT, lors de sa réunion périodique tenue à distance du 30 décembre 2020.

 

Le conseil a tenu sa réunion périodique en ligne et a pris connaissance au début de ses travaux des évolutions récentes sur les plans économique, monétaire et financier, dans le sillage de la détérioration de la situation sanitaire mondiale, en relation avec la propagation rapide de la pandémie du Covid-19 dans sa seconde vague, nécessitant un retour au confinement sanitaire et aux mesures de fermeture dans de nombreux pays, outre l’émergence d’une nouvelle souche du coronavirus, ce qui a suscité de nouveau les craintes quant à la possibilité de contenir la pandémie et d’en maitriser les répercussions sur les perspectives de l’économie mondiale.

Dans ce contexte, le conseil a noté qu’au niveau national et en dépit des signes d’une reprise progressive après la levée du confinement sanitaire, l’activité économique continue de subir les effets de la pandémie sur la demande intérieure et extérieure, au vu des restrictions imposées de nouveau par les principaux pays partenaires, ce qui entrave le redressement des secteurs industriels orientés à l’exportation et du secteur des services, en particulier le tourisme et le transport aérien, outre les fluctuations de la production des industries extractives en relation avec le climat prévalant sur le plan intérieur.

 

En ce qui concerne l’évolution des prix, le conseil a constaté une baisse notable du taux d’inflation en novembre 2020 aux alentours de 4,9% en glissement annuel, contre 5,4% le mois précédent et 6,5% au cours du même mois de l’année précédente. Cette évolution est attribuée à la détente enregistrée au niveau des prix de tous les produits, notamment alimentaires (4,3% contre 5,6% en octobre dernier). Quant aux principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente, la hausse des prix « hors produits encadrés et frais » a maintenu en novembre 2020 son niveau enregistré le mois précédent, soit 4,9%, tandis que l’inflation des prix « hors produits alimentaires et énergie » a poursuivi sa tendance baissière pour atteindre 5,9% contre 6,1% un mois auparavant.

S’agissant du secteur extérieur, le conseil a également souligné l’importante régression du déficit de la balance des paiements courants au cours des onze premiers mois de 2020 pour revenir à 6,2% du PIB, contre 7,9% durant la même période de l’année précédente. Ce résultat est imputable principalement à la contraction du déficit commercial, suite à la baisse des importations à un rythme plus accéléré que les exportations, en relation notamment avec le fléchissement de la demande intérieure et le ralentissement de l’activité économique, s’ajoutant au fléchissement du déficit de la balance énergétique sous l’effet de la diminution de la demande de ces produits et de la baisse de leurs prix sur le marché international. Il convient aussi de signaler que la réalisation d’un bon niveau des revenus du travail (+7%) a permis de couvrir une partie du déficit, malgré la forte baisse des recettes touristiques de 63,9%. Cette situation a contribué à la consolidation du niveau des avoirs nets en devises qui ont atteint 22.924 MDT ou 160 jours d’importation au 29 décembre 2020 contre 19.125 MDT et 108 jours d’importation à la même date de l’année précédente.

 

Après discussions et délibérations sur les points susmentionnés, le conseil a souligné que, compte tenu de la situation économique délicate et difficile que traverse le pays, il est devenu indispensable de promouvoir le cadre approprié à la relance de l\’économie, d’accroître la visibilité des agents économiques et d’améliorer le climat pour stimuler l’investissement national et étranger, principal moteur de la croissance et de l’emploi. Il a également souligné l\’impératif d’accélérer l’implémentation des réformes structurelles pour stabiliser les équilibres macroéconomiques avec la mise en œuvre des mécanismes permettant de protéger les groupes vulnérables.

 

D\’après communiqué

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *